Chaque année, Halloween offre aux marques un terrain de jeu à part. Pendant quelques semaines, elles peuvent cultiver l’étrange, jouer avec nos peurs et pousser l’humour noir un peu plus loin que d’habitude. Une occasion de surprendre le public en donnant à leurs produits un visage inattendu.
Cette édition 2026 apporte elle aussi son lot de détournements. Objets insolites, mises en scène inquiétantes ou clins d’œil aux films d’horreur : les marques explorent plusieurs façons de participer à la fête, avec des idées qui font autant sourire que frissonner.
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Quand Halloween prolonge l’univers des marques
Certaines campagnes misent sur des références immédiatement reconnaissables. Burger King réveille ainsi l’un des plus célèbres « screamers » d’Internet pour mieux en détourner la mécanique, tandis que McDonald’s Canada dissimule ses arches dans la chevelure de Dracula. Dans les deux cas, l’imaginaire horrifique se mêle naturellement aux codes de l’enseigne.
D’autres idées trouvent l’étrange dans un détail visuel ou une mise en scène très simple. Nespresso fait apparaître des visages spectraux dans les volutes de lait de son café glacé, quand Aldi transforme son parking en aire de stationnement pour les balais de ses concurrents. Qu’elles jouent sur la peur, l’illusion ou la provocation, ces campagnes montrent qu’une bonne prise de parole d’Halloween reste avant tout fidèle à la personnalité de la marque.
Place à notre sélection des prises de parole créatives de cette édition 2026.
McDonald’s Canada dessine ses arches dans la chevelure de Dracula
Un vampire dissimule son visage derrière une cape rouge, tandis qu’un contre-jour doré révèle les arches de McDonald’s dans sa chevelure. Avec l’accroche « Coincé chez vous ? », McDonald’s Canada détourne les traits du seigneur de la nuit pour promouvoir McDelivery. De quoi se faire livrer un repas sans quitter son antre : même Dracula peut avoir une faim de loup.


Burger King offre une suite au plus célèbre « screamer » d’Internet
Burger King France réveille un traumatisme générationnel en détournant la mythique vidéo virale de la voiture grise serpentant dans les collines verdoyantes. Alors que les internautes s’attendent au surgissement du monstre culte, une voix off désamorce la tension en expliquant qu’il s’agit simplement de « Patrick qui va au drive Burger King ». Mais une fois la vigilance du spectateur totalement relâchée devant le restaurant, le fameux zombie finit tout de même par bondir à l’écran : un double contre-pied brillant qui joue avec la mémoire collective du web.
Et pour ceux qui seraient passés à côté, voici la vidéo originale (qui date au moins de 2006) :
Nespresso fait apparaître des visages terrifiants dans les volutes de son café glacé
Nespresso détourne l’effet hypnotique du lait qui se mélange au café à travers les parois embuées d’un verre strié. En jouant sur la paréidolie, les tourbillons crémeux dessinent des crânes et des visages spectraux menaçants directement dans la boisson. Accompagnée de la simple légende « Scary good », cette direction artistique sublime la texture du produit tout en l’ancrant parfaitement dans l’atmosphère frissonnante de la fête.
Aldi gare les balais de ses concurrents sur son parking
Pour Halloween, Aldi UK a installé un faux panneau « Broomstick Parking », signalant des places réservées aux balais de sorcières. Au pied du panneau, les balais portent les couleurs de Lidl, Tesco, Sainsbury’s ou encore Marks & Spencer. Une façon de suggérer que même ses concurrents viennent faire leurs courses chez Aldi, avec un simple accessoire d’Halloween et sans montrer un seul produit.

Morrisons donne vie à des monstres avec ses fruits et légumes
Deux avocats deviennent des yeux menaçants, des carottes composent une main de zombie et un poivron semble hurler. Pour Halloween, l’enseigne britannique Morrisons et l’agence Leo UK jouent avec les formes naturelles des aliments dans une campagne photographiée par Myles New et produite par Publicis Production. Quelques découpes suffisent à créer ces créatures, présentées sur fond vert avec leurs étiquettes de prix, comme au rayon primeur.
McDonald’s confectionne un balai de sorcière avec ses frites
Sur ses réseaux sociaux, McDonald’s à Philadelphie assemble ses frites dorées avec des ficelles pour former un balai de sorcière. Dans une lumière rougeoyante, l’ombre d’une main crochue menace de s’en emparer. La légende « Mon porte-gobelet est mon chaudron » prolonge le détournement en imaginant la voiture comme un repaire de sorcellerie, le temps d’un passage au Drive.

Heinz imagine Dracula troquer le sang contre du ketchup
Dans cette création imaginée par les créatifs péruviens Miguel Urbano et Alessia Sagástegui (sous forme de « spec ad » non officiel), même le plus célèbre des vampires développe une nouvelle obsession culinaire. Les visuels en gros plan montrent Dracula se pourlécher les babines ou tacher son jabot de dentelle et son mouchoir d’une épaisse sauce rouge : du ketchup en lieu et place de l’habituelle goutte de sang. Appuyée par l’incontournable signature « It has to be Heinz », l’idée détourne avec justesse le mythe du buveur de sang pour illustrer le goût irrésistible du célèbre condiment.
Pringles décline son célèbre tube en véritable urne funéraire
Pringles pousse l’amour des chips jusque dans l’au-delà avec une véritable urne funéraire métallique, personnalisable au nom du gagnant. Imaginée avec BBDO New York et Weber Shandwick, l’opération invitait les fans américains à signer un faux testament pour tenter de remporter l’objet et l’équivalent de 200 ans de chips. Un clin d’œil macabre à Fredric J. Baur, concepteur de la boîte Pringles, dont une partie des cendres repose dans son invention depuis 2008.

KFC assemble des os de poulet rongés pour créer des figures d’Halloween
Au Chili, KFC et l’agence Mass Digital utilisent ce qu’il reste après un repas pour composer une série de visuels macabres sur fond noir. Des os de poulet frit soigneusement rongés, entourés de miettes de panure et de gouttes de sauce, sont disposés pour former un sourire maléfique, le masque de Scream ou encore une main squelettique. En détournant son célèbre slogan en « It’s bone-lickin’ good », l’enseigne transforme les restes de ses clients les plus gourmands en symboles d’épouvante pour prouver à quel point ses recettes sont irrésistibles.
Le Kiosque à Pizzas métamorphose ses boîtes en masques à découper
« Une pizza ou un sort ! » : avec l’agence bordelaise Le Vestiaire, Le Kiosque à Pizzas donne une seconde vie à ses boîtes. Quatre illustrations rétro de vampire, sorcière, citrouille et fantôme se transforment en masques grâce à des pointillés de découpe, permettant aux petits comme aux grands de se déguiser après le repas. Un QR code sur l’emballage donne également accès à un jeu-concours, histoire de prolonger les réjouissances une fois la dernière part dévorée.
Rivian rappelle Bill Murray pour transformer ses voitures en chasseuses de fantômes
Rivian ressuscite l’univers de Ghostbusters avec une version électrique de la célèbre Ecto-1, baptisée Ecto-R1. Bill Murray reprend son rôle de Venkman dans un film réalisé par Gil Kenan et produit par Bob Industries, où le fantôme Bouffe-tout sème la pagaille. La chasse aux spectres se prolonge dans les véhicules des clients grâce à une mise à jour mêlant effets lumineux, sons et personnages cachés sur les écrans.

KitKat imagine une barre à la coriandre pour hanter les papilles
KitKat réserve un sort aux réfractaires à la coriandre avec une barre fictive aromatisée à cette herbe et recouverte d’un glaçage vert pomme. Dévoilé sur les réseaux sociaux sous le nom « #FakeBreak », ce faux lancement transforme la pause chocolatée en cauchemar gustatif pour ceux qui détestent sa saveur. Une façon de prendre au piège les gourmands avec une friandise qui tient autant du bonbon que du mauvais sort.

STILL France fait troquer aux sorcières leur balai contre un chariot élévateur
Le spécialiste de l’intralogistique STILL France met en scène un entrepôt sombre décoré de citrouilles où un balai de sorcière est délaissé contre un mur à l’entrée. En arrière-plan, sa propriétaire préfère utiliser un chariot élévateur de la marque pour atteindre les rayonnages, appuyée par l’accroche « Même les sorcières savent reconnaître le meilleur moyen de s’élever ». Un clin d’œil B2B bien trouvé qui détourne l’imaginaire du vol magique pour faire directement écho à la signature de la marque, « Toujours plus haut », tout en valorisant la sécurité de ses équipements.

McDonald’s décline ses sauces en palettes de maquillage
Avec « Spooky Sauces », McDonald’s UK et l’agence Leo UK détournent six sauces en teintes de maquillage aux noms inquiétants, comme « Tomb-Mato Ketchup » ou « Curry Cauldron ». Les coffrets comprennent un miroir, des pinceaux en forme de frites et une éponge inspirée du McNugget. Cent exemplaires sont proposés via un concours Instagram, tandis que des créateurs britanniques partagent leurs tutoriels pour transformer les couleurs du menu en looks monstrueux.

Colgate transforme la mousse de dentifrice en sourires de monstres
Après la traditionnelle récolte de bonbons, Colgate UK et l’agence VML rappellent l’importance du brossage des dents avec une série de portraits d’enfants pris sur le vif dans la salle de bain. Sur chaque visuel, la mousse blanche du dentifrice dessine un dernier maquillage d’épouvante autour de leur bouche : des crocs de vampire dégoulinants, une mâchoire de monstre gluante ou un sourire cicatrisé façon Joker. Accompagnée de l’accroche « Don’t let treats become tricks this Halloween » (« Ne laissez pas les friandises se transformer en mauvais tours »), la campagne prolonge le plaisir du déguisement jusqu’au lavabo pour intégrer naturellement l’hygiène dentaire à la fête.
Heineken détourne son classique pack de 6 en « 666 Pack » aux allures de cercueil
Aux États-Unis, Heineken joue avec le célèbre chiffre du diable en imaginant un « 666 Pack » démesuré pour Halloween. Le visuel met en scène un coffret tout en longueur, doté de poignées latérales rappelant un cercueil, qui renferme des dizaines de bouteilles alignées dans une ambiance verdâtre et brumeuse. En invitant sa communauté à partager des photos de leur soirée pour tenter d’« invoquer » une surprise (« Summon a 666 Pack this Halloween »), le brasseur transforme son conditionnement le plus connu en objet de culte humoristique.

M&M’s détourne le streaming en « screaming » pour faire hurler les soirées cinéma
Avec Weber Shandwick, M&M’s imagine un « Halloween Screaming Service », clin d’œil aux plateformes de streaming qui transforme les soirées cinéma en séances de cris partagés. La campagne s’appuie sur les explications de la psychologue Kimberley Wilson : sursauter ensemble peut laisser place aux rires et rapprocher les spectateurs. De quoi inviter familles et amis à partager leurs frissons, autant que leurs chocolats, devant un film d’horreur.

Baygon transforme les cafards en cauchemars pour leurs congénères
Avec Ogilvy Brasil, Baygon imagine un film où même les cafards ont peur des cafards. Après avoir ingéré du gel insecticide, l’un d’eux rejoint son nid et prend une allure de zombie, avant de contaminer ses congénères dans une ambiance de film d’horreur. Cette épidémie cauchemardesque détourne le fonctionnement du produit : l’insecte rapporte le poison dans sa colonie et devient lui-même la menace.

IKEA Suisse invite à faire le mort avec son ex, pas avec sa liste d’envies
Un drap, des lunettes de soleil et un panneau en carton : dans son rayon literie, IKEA Suisse met en scène un fantôme qui conseille de « ghoster son ex, pas sa liste d’envies IKEA ». Le message détourne le « ghosting », qui consiste à couper tout contact sans explication, pour rappeler aux clients leurs envies de décoration laissées en sommeil. Une apparition qui préfère réveiller les projets d’aménagement plutôt que les vieilles histoires d’amour.

MINI France s’incruste dans les classiques du cinéma d’horreur
Deux MINI remplacent les jumelles de Shining dans un couloir d’hôtel, tandis que d’autres s’invitent dans les univers des Dents de la mer, de The Ring, de Halloween ou de L’Exorciste. À travers une série d’affiches, MINI France reprend les cadrages, les textures et les typographies de ces classiques pour faire jouer les premiers rôles à sa citadine. Un jeu de reconnaissance cinéphile où la voiture se glisse dans la peau des monstres sacrés du grand écran.
Virgin Atlantic ensorcelle les badges de son personnel navigant
Virgin Atlantic revisite les uniformes de ses équipages sans sacrifier son élégance britannique. Dans un carrousel Instagram, les badges nominatifs deviennent des jeux de mots : « B. Stick » évoque un balai de sorcière, tandis que « S. Pooky » fait résonner le mot anglais « spooky ». Sur les costumes impeccables, les insignes dorés se métamorphosent en ailes de chauve-souris, en fantômes ou en balais, glissant une touche macabre jusque dans les détails.
McDonald’s Suède fait revenir ses anciens restaurants d’entre les morts
Avec l’agence NORD Stockholm, McDonald’s Suède fait hanter ses anciennes adresses par des offres promotionnelles. Lorsque les utilisateurs passent à proximité, leur géolocalisation déclenche dans l’application des réductions qui semblent envoyées par le restaurant disparu. Des affiches numériques sèment aussi des indices pour retrouver ces offres d’outre-tombe, transformant les lieux familiers en points de rendez-vous avec les fantômes de l’enseigne.

Nos anciens restaurants ouvrent à nouveau… d’outre-tombe. »
La Sphere de Las Vegas fait essayer des déguisements de dernière minute à sa mascotte géante
Pour Halloween, la célèbre Sphere de Las Vegas met en scène Orbi, son personnage jaune géant affiché sur son dôme LED monumental, en train de chercher son costume de dernière minute. Au fil de la vidéo, la structure s’anime avec humour : l’émoji géant teste tour à tour un masque de squelette, un bandeau et un crochet de pirate, un drap de fantôme, ou encore des bandelettes de momie. Une façon ludique de détourner son architecture hors norme pour donner vie au rituel universel des essayages d’Halloween à l’échelle d’une ville.
DS Automobiles transforme sa signature lumineuse en crocs de vampire
DS Automobiles plonge l’avant de l’un de ses véhicules dans l’obscurité totale pour ne laisser apparaître que ses feux de jour verticaux. Avec leurs lignes acérées qui descendent de chaque côté de la calandre, les phares évoquent immédiatement deux canines prêtes à mordre dans la nuit. Accompagné du jeu de mots « Love at first bite » (« Le coup de foudre à la première morsure »), ce visuel minimaliste détourne avec élégance un élément de design emblématique de la marque sans le moindre artifice.

Rituals Cosmetics métamorphose ses soins et parfums en apparitions d’Halloween
Pour célébrer Halloween tout en conservant son esthétique raffinée, Rituals Cosmetics met en scène ses produits phares à travers un carrousel jouant sur les ombres et les textures. Un flacon se drape d’un tissu blanc pour se déguiser en fantôme, la mousse d’un gel douche jaillit sous la forme d’un spectre, tandis qu’une bougie et un diffuseur à bâtonnets projettent sur le mur l’ombre d’une citrouille ou de branches sinistres. Une approche élégante qui détourne les codes visuels de ses gammes pour s’approprier la fête sans dénaturer son univers.
Continental sculpte les symboles d’Halloween dans les rainures de ses pneus
Continental France détourne le dessin de la bande de roulement de ses pneumatiques en y intégrant des motifs terrifiants illuminés de néons. À travers un carrousel de trois visuels, la gomme laisse apparaître une citrouille grimaçante, une toile d’araignée ou encore la mâchoire acérée d’un monstre. En associant chaque détail à une accroche sur la tenue de route (« Une adhérence monstrueuse ! », « Un contrôle diaboliquement précis… »), la marque transforme un composant technique en clin d’œil de saison tout en rappelant son message de sécurité : garder les frissons pour Halloween, pas pour la route.
Le Science Museum of Minnesota déguise son squelette de T-Rex en « Rexula »
our promouvoir sa soirée spéciale « Club Science: Halloween », le Science Museum of Minnesota a rhabillé l’une de ses pièces les plus imposantes : son squelette géant de Tyrannosaure. Rebaptisé « Rexula » pour l’occasion, le dinosaure arbore une grande cape noire et rouge à col relevé sur le dos ainsi qu’un dentier géant de vampire aux canines ensanglantées par-dessus sa mâchoire fossilisée. Une mise en scène physique simple et efficace qui détourne avec autodérision la star du musée pour créer un contenu immédiatement partageable.

Les Simpson revisitent L’Étrange Noël de monsieur Jack en stop motion
Pour leur épisode spécial Halloween, Les Simpson s’offrent une ouverture réalisée en animation image par image par Stoopid Buddy Stoodios. Bart devient Jack Skellington, Marge se glisse dans la peau de Sally et Homer incarne le maire à deux visages. Marionnettes, décors miniatures et reprise détournée de « This Is Halloween » transportent ainsi Springfield dans l’univers de L’Étrange Noël de monsieur Jack.

Nébora fait prendre possession de ses bouteilles par des fantômes
Avec Nébora, la designer Andrea Marín imagine trois bouteilles de liqueur enveloppées de silhouettes fantomatiques blanches. Dans ce concept de packaging, les plis sculptés évoquent des draps figés en plein mouvement, tandis que les ouvertures laissent entrevoir la couleur des spiritueux. Chaque spectre possède sa propre expression : de quoi transformer les flacons en une petite famille d’esprits.










































