Lacoste vient de prendre son héritage sportif au pied de la lettre. Baptisée ACE-T1, sa nouvelle sneaker intègre une véritable balle de tennis jaune dans son talon, où elle devient une partie visible de la silhouette plutôt qu’un simple motif décoratif.

Imaginée sous la direction créative de Pelagia Kolotouros, la chaussure a été dévoilée le 4 octobre lors du défilé printemps-été 2027 de la marque. Un emplacement particulièrement cohérent avait été choisi pour sa présentation : le court Philippe-Chatrier de Roland-Garros, transformé pour l’occasion en paysage de terre battue.

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Une balle transformée en talon

Dans sa version la plus spectaculaire, l’ACE-T1 repose littéralement sur une balle de tennis. Logée sous l’arrière du pied et laissée apparente, celle-ci forme un talon arrondi qui donne l’impression que la chaussure s’est posée sur un objet ramassé en plein match. Sa couleur jaune fluo tranche avec la structure blanche, bleue ou argentée qui l’entoure.

Le reste de la sneaker prolonge cette transformation. Son empeigne est recouverte d’une cage souple faite de cordons entrecroisés, inspirée par la tension d’un filet lorsqu’une balle vient le frapper. La surface semble ainsi se déformer autour du pied, comme si l’impact d’un service avait été figé dans la matière.

Cette construction se décline en trois silhouettes présentées sur le podium : une sneaker basse, une version compensée et un escarpin à lacets. La balle n’est donc plus seulement associée à une couleur ou imprimée sur la chaussure. Elle devient un volume à part entière, directement intégré à son architecture.

Le vestiaire du tennis sorti de ses lignes

L’ACE-T1 s’inscrit dans une collection intitulée « Dress Code: No White Required », qui détourne les règles traditionnelles du vestiaire de tennis. Pelagia Kolotouros y explore les traces laissées par le sport, comme la sueur, la vitesse, les vêtements froissés ou la terre battue déposée sur les ourlets.

Le décor du défilé reprenait lui aussi ces marqueurs. Le court central de Roland-Garros avait été recouvert de reliefs ocre, tandis que les silhouettes alternaient polos revisités, matières techniques, couleurs minérales et touches de jaune évoquant les balles utilisées sur le terrain.

Présentée pour le moment comme une création de défilé, l’ACE-T1 n’a pas encore de prix ni de date de commercialisation annoncés. Lacoste n’a pas non plus attribué de fonction d’amorti particulière à la balle. Son rôle est avant tout visuel : transformer l’objet le plus reconnaissable du tennis en un véritable élément de chaussure.

En glissant une balle dans le talon de l’ACE-T1, Lacoste fait d’un objet du court un matériau de mode. Une logique que Pelagia Kolotouros avait déjà poussée plus loin à Roland-Garros avec la veste Lacoste de Novak Djokovic confectionnée avec de la véritable terre battue, où la surface de jeu quitte elle aussi le stade pour s’intégrer directement au vêtement.