L’idée en un clin d’œil
- En Corée du Sud, la Daegu Kwangmyeong School réinvente l’album de fin d’année pour qu’il soit enfin accessible aux élèves aveugles et malvoyants.
- Les photos classiques sont remplacées par des portraits imprimés en 3D, scannés puis transformés en visages en relief à explorer du bout des doigts.
- Chaque portrait est accompagné du nom en braille, pour faire de l’album un vrai souvenir partagé, tactile et émotionnel, sans dénaturer la tradition.
Un album de fin d’année, c’est censé être un concentré de souvenirs. Les visages des amis, les photos de classe, les petits moments figés sur papier. Sauf que pour les élèves aveugles ou malvoyants, ce rituel de fin d’année ressemble souvent à un objet inutile, pensé pour être regardé… mais impossible à vivre pleinement.
En Corée du Sud, la Daegu Kwangmyeong School a décidé de renverser la logique en créant des albums imprimés en 3D, conçus pour être explorés au toucher. Une idée simple, mais bouleversante, qui transforme la mémoire en expérience sensorielle.
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Des portraits en relief à la place des photos
Dans ces albums pas comme les autres, les traditionnelles photos sont remplacées par des visages en relief, réalisés grâce à un système de scan 3D puis d’impression 3D. Les élèves peuvent ainsi suivre du bout des doigts les contours du visage de leurs camarades, comme on “lit” une forme, une expression, une présence.
Et pour que l’identification soit immédiate, chaque portrait est accompagné d’un nom en braille. Résultat : l’album de fin d’année devient enfin un objet de reconnaissance, et pas seulement une archive visuelle.

Une tradition scolaire rendue accessible, sans la dénaturer
Ce projet rappelle une évidence qu’on oublie trop souvent : les souvenirs de classe ne devraient pas dépendre uniquement de l’image. Un album de fin d’année, ce n’est pas juste un support imprimé, c’est une preuve qu’on a partagé quelque chose.
En repensant entièrement ce format, l’école permet à ses élèves de participer au même rituel que tout le monde, avec la même émotion. Pour beaucoup de diplômés, c’est la première fois qu’ils peuvent réellement découvrir le visage de leurs camarades dans un objet souvenir.

Une innovation née d’une mission éducative
Fondée en 1946, la Daegu Kwangmyeong School accompagne des élèves malvoyants de la maternelle au lycée. Cet album de fin d’année tactile s’inscrit donc naturellement dans une démarche plus large d’apprentissage accessible, où la technologie n’est pas un gadget, mais un outil d’égalité.
Et surtout, il montre que l’inclusion peut se glisser dans les objets les plus quotidiens, ceux qu’on pensait figés pour toujours.
Pour rester dans cette idée d’un design pensé pour inclure tout le monde, découvrez aussi comment UNO lance une version braille vraiment accessible à tous.












