L’idée en un clin d’œil

  • ONU Femmes Brésil et Artplan lancent “Active Voice”, une campagne qui incite à reformuler les violences pour nommer clairement les agresseurs.
  • En remplaçant la voix passive par des phrases actives, l’initiative réintroduit la notion de responsabilité et change la perception des faits.
  • Un dispositif accompagné d’un guide éditorial pour faire évoluer durablement les pratiques médiatiques et le langage.

Dans les médias, certaines phrases semblent anodines. Pourtant, leur construction peut profondément influencer la manière dont une réalité est perçue.

Au Brésil, une campagne s’attaque justement à ce détail. Une manière de montrer que la façon de raconter une violence peut parfois en masquer une partie essentielle.

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Quand la formulation efface les responsabilités

Dans de nombreux articles, les violences faites aux femmes sont encore décrites à la voix passive. Des formulations comme “une femme a été agressée” ou “une femme a été tuée” restent fréquentes.

En plaçant la victime au centre de la phrase, ces constructions finissent par faire disparaître l’auteur des faits. La violence semble alors presque abstraite, comme si elle survenait d’elle-même, sans responsable clairement désigné.

Remettre l’agresseur au cœur du récit

Avec le mouvement “Active Voice”, Artplan et ONU Femmes Brésil s’attaquent à un réflexe d’écriture profondément ancré. L’idée est de changer la construction des phrases pour faire apparaître clairement celui qui agit, là où il disparaît souvent.

Dire “un homme agresse une femme” plutôt que “une femme a été agressée” réintroduit cette notion de responsabilité. Un ajustement simple, mais qui change immédiatement la manière de comprendre et d’interpréter ces faits.

Dans un autre registre où les marques détournent leurs outils pour agir face aux violences, (re)découvrez aussi comment IKEA utilise son service client pour venir en aide aux victimes de violences domestiques.

Un outil pour faire évoluer les pratiques

Au-delà du message, la campagne s’accompagne d’outils concrets pensés pour les rédactions et le grand public. Un guide éditorial propose des repères précis pour changer ces formulations au quotidien, et intégrer ce réflexe dans la manière d’écrire.

Avec cette initiative, l’objectif est d’aller plus loin qu’une prise de parole ponctuelle. En modifiant un réflexe d’écriture, la campagne cherche à faire évoluer durablement la manière dont ces violences sont racontées.