Sur la façade extérieure du KINDL – Centre for Contemporary Art à Berlin, un buste imprimé en 3D observe les passants. Mais cette sculpture mi-corps n’est pas un autoportrait comme les autres : c’est une ruche en activité. Des abeilles entrent et sortent par la bouche et les narines de l’artiste britannique Simon Faithfull.

Intitulée Biotope no.1: Bienenstock (2026), l’œuvre est imprimée en amidon de maïs biodégradable à partir d’un scan 3D du corps de l’artiste. À l’intérieur, l’enveloppe creuse a été aménagée pour devenir un habitat viable, dans lequel la colonie construit son nid et stocke son miel. L’humain devient littéralement infrastructure.

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Une sculpture qui appartient à ses occupantes

Ce qui rend la pièce forte, c’est le renversement de contrôle. Une fois la colonie installée, ce sont les abeilles qui décident comment la forme est utilisée, par où elles passent, ce qu’elles construisent. L’artiste cède son image à une autre espèce et devient un support écologique. Un vrai dispositif créatif autant qu’une œuvre plastique.

Une série au long cours sur la cohabitation entre espèces

Bienenstock prolonge la série « The Biotopes », initiée en 2023 avec une commande d’Invisible Dust à Londres. La première version avait accueilli un essaim géré par les apiculteurs Bermondsey Bees, la seconde un mycélium installé par Fat Fox Mushrooms qui avait produit des pleurotes bleus. Édimbourg en avait commandé une variante en 2024 pour l’exposition Fungi Forms.

Un autoportrait écologique au cœur de l’expo « Earth-ling »

La sculpture s’inscrit dans l’exposition « Earth-ling », curatée par Kathrin Becker au KINDL jusqu’au 26 juillet 2026. Faithfull y présente aussi photographies, vidéos et séries postales autour de la cohabitation entre humains et vivant non humain. La colonie sera relogée dans une ruche conventionnelle à la fin du show.

Dans une démarche tout aussi habitée par le dialogue entre l’humain et le vivant, le sculpteur français Émeric Chantier compose des corps mi-organiques mi-industriels qui interrogent notre place dans l’écosystème. Ses sculptures végétales entre poésie et écologie prolongent, dans un autre registre matériel, cette idée que l’art peut devenir le lieu où l’humain se laisse traverser par la nature.


Ce genre de projet qui détourne un autoportrait classique pour en faire un geste écologique fort, c’est exactement le type d’idée qu’on aime imaginer à l’agence Creapills. Si vous cherchez une agence de communication créative pour faire émerger des concepts qui marquent, parlons-en.