Heatherwick Studio, le collectif londonien connu pour ses projets architecturaux spectaculaires comme Little Island à New York ou Azabudai Hills à Tokyo, signe sa première incursion dans l’eyewear. Fondé par Thomas Heatherwick, le studio s’associe à la marque japonaise JINS pour une collection de douze montures inspirées du mouvement de l’eau, en vente depuis le 14 mai 2026.
Baptisée Liquid, la collection prend le contre-pied de la géométrie rigide qui caractérise la lunetterie industrielle. Les montures adoptent des contours asymétriques, des arrondis irréguliers et des finitions translucides, comme figées dans l’instant où une goutte d’eau touche une surface. La lunette devient un objet sculptural, presque vivant.
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Du gigantisme urbain à l’objet intime
« Les lunettes sont des objets profondément intimes » rappelle Stuart Wood, Executive Partner chez Heatherwick Studio. Habitué aux gestes monumentaux, le studio applique ici son langage à un accessoire porté toute la journée. Le pari : injecter dans un produit standardisé la même attention sensorielle que dans un bâtiment, et transformer la lunette en dispositif créatif à part entière.
Une palette puisée dans la matière naturelle
La collection décline quatre silhouettes, en formes Boston et Wellington, déclinées en résine et titane sur six coloris baptisés Grey Mist, Stream Fern, Obsidian Black, Amber Stone, Polished Titanium et Brushed Titanium. Chaque teinte évoque un état précis de la nature : brume sur l’eau, végétation immergée, roche volcanique ou métal en fusion.

Une signature de plus dans la stratégie créative de JINS
Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie de longue date chez JINS, qui multiplie depuis des années les associations avec architectes et designers internationaux. Pour la marque, chaque signature est un levier pour repositionner la lunette comme objet de design plutôt que comme accessoire fonctionnel, et pour étendre son territoire sur le terrain du marketing sensoriel.
Là où Heatherwick remodèle la lunette comme un objet sculptural, d’autres préfèrent la démonter pour en faire un outil narratif. C’est l’idée de l’agence Duyme, qui a décomposé les lunettes de Focus Optika pour en tirer six affiches print malines, chaque branche et chaque verre devenant un élément de mise en scène.
Quand un objet du quotidien porte un récit aussi fort, c’est tout l’imaginaire d’une marque qui change de dimension. Ce genre de transfert entre design et narration, c’est exactement ce qu’on aime explorer à l’agence Creapills. Découvrez nos campagnes.











