À Wistow, dans le comté anglais du Leicestershire, un champ de maïs et de tournesols s’est mué en un gorille de montagne étiré sur plusieurs kilomètres. L’un des plus grands labyrinthes de Grande-Bretagne a redessiné son tracé annuel en hommage à Sir David Attenborough, qui souffle ses 100 bougies. Après LEGO, c’est donc au tour de la nature de célébrer le naturaliste.
Le naturaliste et présentateur, figure tutélaire du documentaire animalier, a grandi sur le campus de l’université de Leicester. Le Wistow Maze en a fait l’un de ses enfants du pays, et le motif choisi n’a rien d’anodin : il renvoie à une séquence culte de sa carrière.
Découvrez
l'agence créative
de Creapills.
Stratégie, création, production : nous accompagnons les marques en quête de créativité. UNIQLO, Hasbro, Paramount, Crédit Agricole et plus de 100 autres nous font confiance.



Un clin d’œil à une rencontre devenue mythique
Le gorille n’a pas été retenu au hasard. Il fait écho à la célèbre rencontre de 1978 entre Attenborough et une famille de gorilles de montagne dans les monts Virunga, au Rwanda, des images passées à la postérité de la télévision nature. Le motif ne se contente pas de décorer un champ, il convoque un souvenir collectif immédiatement lisible par les visiteurs.

Un tracé au GPS, redessiné chaque année
Chaque année, le labyrinthe change de visage. Le parcours est mappé au GPS puis taillé dans les murs de maïs, avec près d’un an de préparation en amont. « Nous savions il y a douze mois ce que nous voulions faire », explique Diana Brooks, propriétaire des lieux. Les éditions passées avaient pris la forme d’une locomotive pour les 200 ans du rail, d’une couronne pour le jubilé de la reine ou d’un lanceur de javelot pour les Jeux.

Trois miles de sentiers et douze quiz cachés
Le parcours s’étend sur près de cinq kilomètres et demande environ deux heures de marche, ponctué de passerelles et de tours qui offrent une vue plongeante sur le champ. Douze panneaux quiz sont dissimulés le long des sentiers, mêlant animaux issus des séries d’Attenborough et anecdotes sur le naturaliste. La déambulation se double ainsi d’un vrai parcours de contenu.

Une activation terrain qui transforme un champ en média
Derrière l’exploit horticole se cache une mécanique bien rodée. En s’accrochant chaque année à un événement d’actualité, le Wistow Maze s’offre un prétexte de communication renouvelable et une couverture presse quasi garantie. C’est une activation terrain maligne, où le champ devient tout à la fois attraction, support éditorial et générateur de visites, sans budget média.
L’idée ne s’arrête pas au dernier visiteur. En fin de saison, le maïs est récolté pour nourrir le bétail avant que le champ ne soit redessiné au printemps suivant. Élu meilleure attraction touristique du Leicestershire, le labyrinthe ouvre du 20 juillet au 6 septembre, avec des tarifs allant de 8,95 à 10,95 livres l’entrée.
Là où Wistow soigne le motif, d’autres misent tout sur la démesure. Direction le Québec, où Luc Pelletier a arraché des tonnes de maïs à la main, pendant plus de trois mois, pour façonner le plus grand labyrinthe de maïs du monde homologué par le Guinness : 21 kilomètres de couloirs le long du Saint-Laurent, soit l’équivalent de 26 terrains de football.



