Photographier quelqu’un oblige souvent à disparaître derrière un écran ou un viseur. Avec le HOA A1, le cadre reste grand ouvert : on regarde la scène à travers, les deux yeux ouverts. Présenté par HOA, cet appareil photo fait de son format inhabituel une invitation à garder le contact avec ce que l’on photographie.

Ce parti pris accompagne une promesse plus ambitieuse : redonner confiance dans les images. HOA, pour « Humans of Authenticity », associe ce design à une technologie de certification baptisée ShootProof. La marque relie ainsi deux dimensions de son discours : une prise de vue plus directe et une trace numérique censée garantir que le fichier n’a pas été modifié depuis sa capture.

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Un cadre à regarder plutôt qu’un écran

Le grand cadre sert lui-même de viseur. Au lieu de consulter une image sur un écran, le photographe observe directement son sujet à travers l’ouverture. Ce choix laisse les yeux visibles et donne au geste photographique une autre allure : l’appareil encadre la rencontre plutôt qu’il ne s’interpose complètement entre deux personnes.

Sous cette silhouette peu conventionnelle, HOA annonce un capteur Sony de 16 mégapixels avec autofocus, un objectif équivalent à 26 mm et un boîtier de 140 grammes. Pour consulter les clichés, il faut approcher son smartphone du dos de l’appareil. La prise de vue peut se faire sans Wi-Fi, mais leur consultation nécessite une connexion, selon les indications du fabricant.

Le design sert aussi la communication de la marque. Son slogan « Stay Real, Stay Human » trouve une traduction concrète dans ce cadre traversé par le regard. Plutôt que de défendre uniquement une fiche technique, HOA met en avant une façon de photographier où l’on reste visuellement présent face à son sujet.

Un certificat, pas un détecteur de vérité

D’après HOA, ShootProof fait signer l’empreinte numérique de chaque photo par une puce sécurisée, puis l’enregistre dans un registre public utilisant une blockchain. Le système doit rendre vérifiable l’absence de modification depuis la prise de vue. La marque précise que seule cette empreinte est utilisée pour la vérification : les photographies elles-mêmes ne lui sont pas envoyées.

La nuance est essentielle : certifier l’intégrité d’un fichier ne prouve pas que la scène photographiée est vraie. Un décor trompeur ou une mise en scène restent possibles devant l’objectif. HOA le reconnaît dans sa FAQ, une précision bienvenue face à son discours très affirmatif sur l’authenticité.

La première édition est annoncée pour le 21 décembre, avec 100 exemplaires numérotés à réserver. Le tarif affiché est de 360 000 wons, soit environ 239 euros. Un prix distinct de 289 dollars, environ 257 euros, s’applique aux paiements en dollars. Les réservations donnent aussi accès au choix du numéro gravé, de 001 à 100 : après la signature numérique des photos, celle du boîtier. Pour en savoir plus, rendez-vous sur hoa.camera.

Le cadre ouvert du HOA A1 fait écho à une autre façon de repenser le geste photographique : Marco, l’appareil photo minimaliste de Corentin Aznar . Imaginé par cet étudiant de Strate, ce concept sans écran propose lui aussi de cadrer à l’œil nu, mais limite volontairement le stockage à 500 photos pour inviter à ralentir et à choisir les moments que l’on capture.