L’idée en un clin d’œil

  • À Washington, la troupe First Amendment Troop lance The ResistDance, une performance imaginée par Bryan Buckley pour dénoncer la violence politique liée aux opérations fédérales.
  • Présentée au Lincoln Memorial puis au Kennedy Center, la pièce rend hommage à deux manifestants tués, avec 22 danseurs symbolisant les jours séparant les drames.
  • Pensée comme un acte de dissidence, l’intervention transforme la danse en langage politique, mêlant mémoire, droits civiques et appel à la responsabilité publique.

À Washington, une troupe de danse a choisi de répondre à la violence politique sans discours ni tribune, mais avec une performance pensée comme un geste public. Porté par le réalisateur et activiste Bryan Buckley, The ResistDance transforme l’hommage en intervention, et le mouvement en message.

Créée par la First Amendment Troop et produite par hungryman, cette pièce rend hommage à Renée Good et Alex Pretti, deux manifestants tués à Minneapolis lors de fusillades impliquant des agents fédéraux. La performance a eu lieu le 16 février 2026, à l’occasion du President’s Day, en plein cœur symbolique de la capitale.

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Un mémorial chorégraphié au Lincoln Memorial

Le premier temps fort s’est tenu au Lincoln Memorial, avec une pièce contemporaine d’environ 90 secondes conçue comme un mémorial. Ici, tout repose sur l’image et la présence : une suite de mouvements et de tableaux visuels pour faire exister le deuil dans l’espace public.

La troupe a réuni 22 danseurs, un chiffre choisi pour refléter les 22 jours séparant la mort de Renée Good et celle d’Alex Pretti. Une manière d’inscrire le calendrier du drame dans le corps collectif, comme si le compte à rebours se rejouait en silence.

Une performance “guérilla” au Kennedy Center

Après le Lincoln Memorial, The ResistDance s’est déplacée au Kennedy Center, sous forme d’intervention plutôt que de spectacle classique. L’idée n’est pas de convoquer un public assis, mais de surgir au milieu des lieux, au contact direct des passants et des spectateurs.

La First Amendment Troop revendique une distribution composée de danseurs issus de plusieurs productions de Broadway, dont Hamilton, MJ et Wicked, ainsi que d’artistes du Kennedy Center. Un casting pensé pour porter l’exigence artistique au même niveau que la charge symbolique.

Quand la danse devient une prise de parole

Bryan Buckley décrit le projet comme un geste de mémoire et un acte de dissidence, construit pour honorer “deux héros” et défendre les droits liés au Premier Amendement. Le message se veut frontal : exiger une responsabilité réelle plutôt qu’une émotion de façade face à ce qui se déroule dans le pays.

Le chorégraphe Mathew Steffens insiste sur une lecture qui dépasse les camps : droits civiques, rapport au port d’armes légal, protection des enfants, procédures et excès de pouvoir… Pour lui, ce sont des préoccupations américaines avant d’être partisanes. Avec The ResistDance, le corps devient alors un langage de protestation, capable de condenser chagrin, colère et appel à l’action en quelques secondes.

Cette chorégraphie « de résistance », anti-Trump et anti-ICE, a été dévoilée le lendemain de l’article que nous avons publié à propos de la pub choc qui interpelle directement les agents de l’ICE. Coïncidence… ?