L’idée en un clin d’œil

  • Ce court-métrage met en scène une discussion banale où une performance réelle est immédiatement qualifiée d’intelligence artificielle, révélant un réflexe devenu automatique face aux images.
  • Par l’absurde et l’humour, le film montre comment le doute se propage, jusqu’à faire nier le talent et l’effort humains au profit d’une méfiance généralisée.
  • Signé Sebastian Lopez, le film se conclut par une chute troublante qui entretient l’ambiguïté et transforme un débat technologique en fable contemporaine virale.

À force de consommer des images générées, retouchées ou entièrement fabriquées par l’intelligence artificielle, un doute s’est installé dans notre regard. Aujourd’hui, même face à une scène bien réelle, un réflexe surgit : « C’est de l’IA ». Un raccourci devenu presque automatique, révélateur d’un malaise plus profond.

C’est précisément ce basculement que capte ce court-métrage en à peine deux minutes. Avec une situation banale, un décor simple et des dialogues très contemporains, le film transforme une discussion anodine en miroir grinçant de notre rapport aux images, à la preuve… et au réel.

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Un banc, une discussion et un doute qui contamine tout

Le film s’ouvre sur deux amis assis sur un banc dans un parc. Un peu plus loin, un jeune homme enchaîne des figures acrobatiques impressionnantes. L’un des deux spectateurs est admiratif, l’autre coupe court : « laisse tomber, c’est de l’IA ». Une phrase presque anodine, qui devient le point de départ de toute l’histoire.

Très vite, la discussion s’emballe. Est-ce encore possible de croire ce que l’on voit ? Le talent existe-t-il encore sans soupçon ? À mesure que le débat s’étire, des passants s’invitent, prennent position, dénoncent l’IA, rejettent les images, confondent méfiance et certitude. Le doute devient collectif, bruyant, et volontairement absurde.

Une satire légère sur la paranoïa visuelle contemporaine

Le court-métrage joue avec l’exagération sans jamais basculer dans la démonstration lourde. Les réactions sont excessives, parfois caricaturales, mais toujours reconnaissables. À force de voir du faux hyper crédible en ligne, les personnages finissent par nier le réel, même lorsqu’il se déroule sous leurs yeux.

L’un des protagonistes tente alors de remettre du sens dans le chaos. Il rappelle qu’il faut encore savoir reconnaître l’effort, le travail et le talent humain, plutôt que de tout disqualifier par réflexe. Derrière l’humour, le film pointe un glissement inquiétant : quand plus rien n’est crédible, même la réalité perd sa valeur.

Une chute troublante portée par une nouvelle voix du cinéma court

Depuis sa mise en ligne le 6 février dernier, le court-métrage a déjà cumulé près d’un million de vues sur X et près de 300 000 vues sur YouTube, avec de nombreux partages et réactions, preuve que le sujet touche une corde sensible.

Derrière le film, on retrouve Sebastian Lopez, réalisateur de 26 ans au style marqué par l’humour, l’énergie et une forme de réalisme magique. Nourri par la street culture, les réseaux sociaux, le football, les cartoons et son héritage cubain, il s’est déjà illustré avec plusieurs films courts viraux et a remporté en 2025 le prix The True Rising Star. Une signature émergente qui confirme ici sa capacité à transformer un débat technologique complexe en fable contemporaine accessible et percutante.

Si ce court-métrage vous a plus, n’hésitez pas à rendre visite à Sebastian Lopez sur son compte Instagram afin de découvrir son univers visuel. Et si, vous aussi, vous avez des doutes concernant la réalité de ce que vous voyez sur les réseaux et commencez à développer une peur de l’IA, n’allez surtout pas voir cette campagne Amazon avec Chris Hemsworth pour le Super Bowl 2026 : vous risquez d’en faire de drôles de cauchemars…