L’idée en un clin d’œil
- L’artiste Maskull Lasserre transforme des armes en instruments de musique, créant des sculptures hybrides entre objets militaires et outils sonores.
- Ses œuvres fonctionnelles mêlent esthétique et usage, en révélant les similarités entre musique et armement comme la précision, la projection ou la coordination.
- Ce travail interroge les liens entre culture et violence, en créant un malaise volontaire autour de la coexistence entre harmonie artistique et destruction.
Et si une arme pouvait produire de la musique plutôt que du bruit et de la destruction ? C’est précisément le point de départ du travail de l’artiste canadien Maskull Lasserre, qui imagine des objets hybrides à mi-chemin entre instruments et dispositifs militaires.
À travers ce projet, l’artiste ne cherche pas seulement à surprendre visuellement. Il interroge surtout les liens troublants entre deux univers que tout oppose en apparence : celui de la création artistique et celui de la guerre, en révélant leurs mécanismes parfois étonnamment proches.
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Des objets hybrides entre symphonie et champ de bataille
Les sculptures de Maskull Lasserre prennent la forme d’objets fonctionnels qui fusionnent armes et instruments de musique. Fusils transformés en violons, dispositifs militaires détournés en outils sonores… chaque pièce est pensée pour exister à la fois comme œuvre visuelle et comme instrument potentiellement jouable.
Cette hybridation ne relève pas seulement de l’esthétique. L’artiste souligne que musique et armement reposent sur des principes similaires : projection à distance, précision du geste, maîtrise technique et travail collectif. Deux pratiques où discipline et coordination sont essentielles, que ce soit dans un orchestre ou sur un terrain militaire.

Une réflexion sur la violence et la culture
Derrière ces objets fascinants se cache une réflexion plus profonde sur les rapports entre violence et institutions culturelles. En rapprochant ces deux mondes, Lasserre met en lumière une réalité souvent ignorée : les liens historiques entre certaines institutions artistiques et des financements issus de l’industrie de l’armement.
Ses œuvres créent ainsi un malaise volontaire. Elles brouillent les repères et forcent le spectateur à confronter ces contradictions, en matérialisant une tension entre harmonie et destruction qui traverse l’histoire humaine.

Un parcours marqué par l’expérience du terrain
Ce travail trouve notamment son origine dans l’expérience personnelle de l’artiste en Afghanistan, où il a participé au programme des artistes des Forces canadiennes. Ce contexte a profondément influencé sa manière de penser les objets, leur fonction et leur symbolique.
Aujourd’hui exposé à l’international, de New York à l’Europe, Maskull Lasserre s’impose avec une œuvre singulière qui détourne des objets familiers pour en révéler des significations inattendues. Entre humour, étrangeté et critique sociale, ses créations ne laissent jamais indifférent et ouvrent un dialogue aussi inconfortable que nécessaire.
Et si vous aimez l’art qui fascine en même temps qu’il dérange, nous vous invitons à aller jeter un œil au travail de Max Walldorf, qui mêle taxidermie et porcelaine. Particulièrement troublant.

















