L’idée créative en un clin d’œil
- Lahori Zeera et Enormous signent une suite ultra absurde de “Har Koi Peera Lahori Zeera” : des gens percent ou découpent des objets du quotidien juste pour pouvoir boire une bouteille jusqu’à la dernière goutte.
- Le film joue le “reveal” : au début, on ne comprend pas ce qu’on regarde, puis le produit apparaît comme la punchline finale (et ça marche même sans le son, pensé pour le scroll).
- Objectif : devenir un challenger “cool” façon culture pop, avec une pub-mème plus attitude que discours, qui transforme une simple boisson en signe de détermination (créer l’espace pour l’avoir).
Dans un marché des sodas dominé par les mastodontes internationaux et leurs budgets démesurés, la marque indienne Lahori Zeera choisit une autre voie : celle d’une idée simple, ultra-mémorisable, et surtout complètement décalée.
Avec son agence indépendante Enormous, elle signe la suite de sa campagne « Har Koi Peera Lahori Zeera » (“Tout le monde boit Lahori Zeera”), dont le premier film a déjà cumulé 10 millions de vues sur YouTube. Même recette en 2.0 : une bande-son qui reste dans la tête, zéro discours… et une escalade d’absurdité assumée.
Besoin d'une
agence créative ?
- Stratégie / Campagne 360°
- Accompagnement social media
- Activation virale
- Visibilité garantie



Une suite qui pousse le concept jusqu’au ridicule (et c’est justement le but)
Dans ce nouvel opus, la marque va encore plus loin dans l’exagération : on y voit des personnages percer et découper des objets du quotidien (toit de voiture, plafond, casque, chapeau de cow-boy, parapluie) avec un calme presque dérangeant.
Le twist arrive ensuite : ces trous parfaitement calibrés servent à laisser passer le fond d’une bouteille de Lahori Zeera, pour boire jusqu’à la dernière goutte, peu importe le contexte. L’idée est claire : si la boisson compte, on lui fait de la place.
Un film “sans produit” (au début), construit comme un reveal
Autre choix malin : contrairement à beaucoup de pubs de boissons qui dégainent la bouteille dès la première seconde, ici le produit n’apparaît pas tout de suite. Le film joue la carte de l’intrigue, en laissant le spectateur se demander ce qu’il regarde… jusqu’à la révélation finale.
Et comme tout repose sur le visuel et le rythme, la campagne a aussi été pensée pour les usages sociaux actuels : une pub compréhensible même sans le son, là où une grosse partie des gens scrolle en mode silencieux.
“Mentalité Red Bull” : Lahori Zeera veut devenir une marque plus “cool”
Sur les réseaux, plusieurs internautes ont comparé le film à une forme de “Red Bull mindset” : moins une boisson qu’un signal culturel, basé sur l’attitude, l’exagération et la performance symbolique (“si tu veux quelque chose, tu crées l’espace pour l’avoir”).
Et c’est là que Lahori Zeera opère un virage intéressant : historiquement très “local” dans son image, la marque cherche désormais à se positionner comme un challenger capable de rivaliser avec les grandes références… en misant sur un langage publicitaire plus pop, plus étrange, plus contemporain, sans renier ses codes (slogan, musique, univers) mais en les étirant jusqu’à l’absurde.
Les publicitaires indiens n’ont plus de preuves à faire quant à leur génie marketing. Lorsqu’ils ne s’amusent pas dans le registre de l’absurde, comme avec cette campagne, ils peuvent aussi avoir des idées particulièrement brillantes, comme cette opération géniale visant à lutter contre la fraude dans les transports.









