Imaginer la voûte du Salon d’Hercule de Versailles, peinte par François Lemoyne au XVIIIe siècle, recouvrir entièrement la carrosserie d’une Ford Mustang Coupé de 1965. C’est exactement ce qu’a fait l’artiste new-yorkais Kozo, qui a passé plus de 500 heures à transposer ce chef-d’œuvre classique sur une icône absolue de la culture automobile américaine.
Le résultat s’appelle « Permanent Impermanence ». Présentée par CART Department dans la galerie Free Parking, au cœur du West Village new-yorkais, l’exposition fait dialoguer l’opulence de la peinture classique européenne avec la mythologie de l’âge industriel. Une collision visuelle qui interroge la notion même de support artistique.
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Une carrosserie devenue canevas
Kozo, connu pour ses tatouages en micro-réalisme couleur, applique ici sa précision d’aiguille à la peinture d’une Mustang crème, réalisée avec le studio Red Hook Detail Co. à Brooklyn. Sur chaque centimètre de carrosserie, des figures minuscules d’ouvriers grimpent, dévoilant la fresque sous la surface. Le travail se prolonge jusque sur les sièges en cuir vintage de l’habitacle.
Le geste créatif derrière l’objet
L’angle est plus fort qu’un simple custom paint. En choisissant L’Apothéose d’Hercule comme motif, Kozo importe une narration sur l’ascension et l’effort dans un objet de pop culture américaine. La voiture devient récit, et le récit s’incarne dans la matière. Un dispositif créatif qui transforme un véhicule de série en sculpture habitée.

Une exposition au-delà de la voiture
Autour de la Mustang, 24 œuvres prolongent l’univers de l’artiste : huiles, encre de tatouage, graphite et même aiguilles de tatouage incrustées dans les pièces signées. CART Department, plateforme fondée par Larry Warsh qui a déjà collaboré avec Keith Haring ou Ai Weiwei, signe ici l’une de ses expositions les plus immersives. À voir jusqu’au 24 mai 2026 au 16 Morton Street.
Pour prolonger la visite et plonger dans l’univers de Kozo au-delà de cette Mustang, son compte Instagram reste la meilleure adresse : tatouages en micro-réalisme, coulisses d’atelier et travaux en cours y dialoguent au quotidien avec ses pièces d’exposition.
Si l’idée d’une Mustang transformée en autre chose qu’une voiture vous intrigue, Ford s’est lui-même prêté à l’exercice. La marque a dévoilé en partenariat avec N+ un vélo électrique inspiré du design de la Mustang, avec feux LED séquentiels et écran façon télémétrie auto. Le même mythe automobile, transposé cette fois sur deux roues.





















