Effacer son ex d’une photo demande parfois moins d’efforts que de ne pas lui répondre. Canva fait de ce petit flottement sentimental le ressort de « Erase Your Ex », un film publicitaire dans lequel une femme supprime ses anciens compagnons de ses clichés. Puis un message arrive : « I miss you ». Un clic sur « Annuler », et l’un des disparus retrouve sa place dans l’image.

Signée Goodby Silverstein & Partners, cette comédie ouvre une nouvelle campagne destinée aux États-Unis et au Canada, « What Will You Canva Today? ». La plateforme y présente ses possibilités à travers des situations très quotidiennes. Ici, la retouche photo sert autant à tourner la page qu’à revenir sur sa décision. La démonstration du produit tient tout entière dans cette hésitation.

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Un bouton « Annuler » pour les revirements amoureux

Le gag fonctionne parce que chaque manipulation fait avancer l’histoire. Supprimer quelqu’un d’une image matérialise la rupture ; restaurer la photo raconte le changement d’avis. L’héroïne finit même par publier le cliché retrouvé. Canva donne ainsi un rôle comique à des fonctions qui, présentées seules, auraient surtout ressemblé à un tutoriel.

Deux autres films prolongent cette approche. Dans « New Drink », l’équipe d’un café cherche sa prochaine boisson, passe notamment par un espresso au miel pimenté flambé, puis retient un latte à la lavande. Elle conçoit et fait imprimer son affiche promotionnelle avec Canva. « Promposal » suit un lycéen qui modifie son panneau d’invitation au bal à mesure qu’un ami lui indique quelles personnes ont déjà un cavalier ou une cavalière. Le fichier reste modifiable ; les disponibilités, beaucoup moins.

Ces scénarios donnent une raison concrète de découvrir plusieurs usages : retoucher, collaborer, revoir une proposition ou commander une impression. Le logiciel accompagne les tâtonnements des personnages, avec leurs idées successives et leurs contretemps. C’est précisément ce qui rend ses fonctionnalités faciles à comprendre sans interrompre le récit.

Canva veut aussi entrer dans le vocabulaire

La signature porte cette ambition jusque dans le nom de la marque. Après près de treize ans à demander « What will you design today? », Canva remplace le verbe « concevoir » par son propre nom. Ce « What Will You Canva Today? » cherche à associer la plateforme à un éventail de créations plus large, des sites web au montage vidéo, au-delà des usages que chacun connaît déjà.

« N’a jamais créé de logo, mais est en train de créer un logo. »

L’affichage déplace lui aussi le regard vers les personnes qui créent. À New York et San Francisco, les portraits montrent des utilisateurs en pleine concentration, parfois la langue sortie. Une enseignante prépare ses supports de classe, un étudiant travaille sur les diapositives du projet « collectif », un candidat peaufine son CV avec son chat dans les parages. Développés avec l’équipe interne de Canva, les volets sociaux, radio et affichage prolongent ainsi les films : derrière chaque document bien présenté, il y a aussi quelqu’un qui s’applique, recommence et fait une drôle de tête.

Des hésitations amoureuses aux retours clients contradictoires, Canva trouve dans nos changements d’avis de quoi raconter ses outils avec humour. À Londres, sa campagne d’affichage signée Stink Studios prenait les galères d’agence au pied de la lettre, avec notamment un logo devenu un peu trop envahissant.

« En train de faire toutes les slides du projet « de groupe ». »
« Un post à la hauteur du look du jour. »
« Un homme. Un chat. Un CV au poil. »
« Aucune affiche de classe laissée au hasard. »