Des danseurs en costumes traditionnels, des sonneurs sur la côte et un poème chanté en breton : pour présenter ses maillots 2026/27, le Rugby Club Vannes fait de la culture bretonne le cœur de sa vidéo. Le rugby rejoint un univers de musique, de danse et de poésie qui raconte l’attachement du club à son territoire.
Baptisée « Brezhoneg », cette campagne met particulièrement à l’honneur la langue bretonne. Elle s’entend dans la bande musicale et se retrouve jusque sur les tenues dévoilées à l’écran. Le clip crée ainsi un lien entre les artistes qui font vivre cette culture et les joueurs qui représentent Vannes en Top 14.
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Un poème breton donne le rythme
La vidéo est portée par une interprétation de Me zo ganet e kreiz ar mor, « Je suis né au milieu de la mer ». Écrit par Jean-Pierre Calloc’h, ce poème exprime son attachement à son île natale de Groix. Il est ici interprété par le groupe Fleuves, accompagné de la chanteuse Sarah Floc’h. La langue bretonne occupe donc une place centrale dans l’identité sonore du film.
À l’image, les danseurs en tenues traditionnelles, les coiffes et les sonneurs donnent corps à cet héritage. Les participants appartiennent à la Compagnie ASK, avec laquelle le club a collaboré pour ce lancement. Le décor côtier fait écho au texte chanté et à son évocation de la mer.

Le clip se termine par la présentation des maillots Castore portés par deux joueurs et par la mention « Karantez Vro », « L’amour du pays ». Cette formule, associée au poème d’Anjela Duval, relie les scènes culturelles qui précèdent à la tenue sportive finalement dévoilée.

De la bande musicale au tissu
Le passage de la vidéo au maillot se joue dans les détails : les paroles du poème entendu dans le clip figurent aussi sur les flancs de la tenue. Au dos du col apparaît « Hep brezhoneg, Breizh ebet », soit « Sans langue bretonne, pas de Bretagne », une devise chère à Alan Stivell. L’inscription « Karantez Vro » se retrouve, elle, en bas à droite.

Les manches accueillent un motif continu de triskels, auquel le club associe le cycle de la vie et la transmission entre générations. Ces éléments prolongent le propos du film : faire circuler une culture à travers ses voix, ses gestes et son écriture, jusque dans les tribunes.

Cette mise à l’honneur s’accompagne d’un soutien à l’apprentissage de la langue. Selon l’annonce du Rugby Club Vannes, chaque maillot vendu donnera lieu au reversement d’une somme à des structures qui enseignent le breton et œuvrent à sa transmission auprès des générations futures.

Du littoral breton aux rues de Tallinn, le folklore trouve dans la vidéo un terrain d’expression bien vivant. Là où le RC Vannes associe danse, langue et rugby, l’ensemble estonien Soveldaja fait dialoguer ses traditions avec le rap de Future. Un décalage sonore qui donne un autre relief à ses danses, sans effacer leur identité.


