Après le QR code flottant du Super Bowl 2022 et le personnage de jeu vidéo qui s’échappait de son monde pendant les Oscars, Coinbase continue de soigner sa communication à contre-courant. Sa nouvelle campagne, « Hidden in Plain Sight », prolonge la plateforme de marque « Your Way Out » et a été imaginée en interne par le studio maison, Coinbase Creative Studio.

Le film principal tient sur une seule idée de mise en scène. Une caméra fixe observe une place publique parfaitement banale, jusqu’à ce qu’on réalise que chaque geste, chaque passant, chaque scène se répète et se superpose en boucle. Plus on regarde, plus le décor se replie sur lui-même, façon dessin impossible de M.C. Escher.

Découvrez
l'agence créative
de Creapills.

Stratégie, création, production : nous accompagnons les marques en quête de créativité. UNIQLO, Hasbro, Paramount, Crédit Agricole et plus de 100 autres nous font confiance.

Découvrir l'agence

Quand la confusion devient le message

Si l’on doit revoir le spot plusieurs fois pour en saisir le sens, c’est entièrement voulu. Cette boucle hypnotique illustre les automatismes imposés par la finance traditionnelle : des mécanismes si ancrés dans nos habitudes qu’on ne les voit même plus. Le dispositif visuel ne décrit pas le problème, il le fait ressentir, en enfermant le spectateur dans le motif qu’il dénonce.

De la posture de marque à l’utilité produit

Le manifeste ne reste pas théorique. Coinbase l’accompagne de films plus courts braqués sur des fonctionnalités concrètes, des horaires de trading étendus aux marchés prédictifs et à l’abonnement Coinbase One. Le discours glisse ainsi de la prise de conscience vers une vraie stratégie de brand utility, où chaque idée renvoie à un usage réel.

Côté exécution, le film est réalisé par Steve Rogers pour Biscuit Filmworks, avec une image signée Bradford Young, des effets visuels de Time Based Arts, un montage de Work Editorial et un habillage sonore d’Eleven Sound.

Coinbase n’a pas inventé cette fascination pour la boucle comme miroir de nos conformismes. Bien avant la marque, le réalisateur Pablo Polledri en tirait une satire glaçante avec Loop, ce court-métrage primé aux Goya où une ville entière répète ses gestes à l’infini jusqu’à ce que deux habitants tentent d’en sortir.