L’idée en un clin d’œil
- Depuis 2014, l’illustrateur londonien Olly Gibbs transforme chaque année les films nommés à l’Oscar du Meilleur film en statuettes personnalisées inspirées de leur univers visuel.
- Pour l’édition 2026, il crée dix statuettes qui résument chacune un film grâce à des costumes, accessoires ou postures emblématiques.
- Cette série personnelle, devenue un rendez-vous attendu par les fans de cinéma et de design, illustre la capacité du designer à condenser l’essence d’un film en une image simple et immédiatement reconnaissable.
À chaque saison des Oscars, certains attendent la liste des nommés, d’autres les prédictions. Et puis il y a ceux qui guettent surtout le retour d’Olly Gibbs, illustrateur londonien qui s’est fait une spécialité d’un rendez-vous devenu presque aussi rituel que la cérémonie elle-même.
Depuis 2014, le designer réinterprète tous les films nommés dans la catégorie du Meilleur film en les transformant en statuettes Oscar costumées. Pour l’édition 2026, il remet ça avec une nouvelle composition où chaque silhouette dorée absorbe les codes visuels, les objets et l’univers de son long-métrage.
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Une tradition visuelle devenue attendue chaque année
Ce projet n’est pas une commande officielle, mais une série personnelle que l’artiste poursuit depuis plus de dix ans. D’année en année, il applique le même principe avec une régularité qui a fini par transformer l’exercice en véritable rendez-vous pour les amateurs de cinéma, de design et d’illustration.
Le concept fonctionne parce qu’il est immédiatement lisible. Chaque film est résumé en une statuette transformée par son costume, ses accessoires et quelques détails narratifs, ce qui permet de reconnaître un univers en un seul regard, sans avoir besoin d’affiche ni de titre en grand.

Dix films, dix statuettes, dix mini-récits
Pour l’édition 2026, Olly Gibbs illustre les dix films nommés avec une galerie de personnages-objets à la fois très graphiques et très référencés. On y retrouve notamment Train Dreams, Frankenstein, Hamnet, Bugonia, Sinners, F1, Sentimental Value, The Secret Agent, One Battle After Another et Marty Supreme.
Chaque statuette agit comme une synthèse visuelle. Certaines misent sur un accessoire central, d’autres sur une posture, un décor miniature ou une silhouette immédiatement identifiable, mais toutes racontent quelque chose du film qu’elles incarnent, avec ce mélange de clarté, d’humour et de stylisation qui caractérise le travail de l’illustrateur.

Un art de la pop culture condensée
Olly Gibbs n’est pas un inconnu dans l’univers de l’image de cinéma. Directeur artistique, designer et illustrateur basé à Londres, il évolue dans l’industrie du film et de la télévision, après avoir notamment travaillé plusieurs années chez Empire Magazine, ce qui explique sans doute sa capacité à capturer en quelques signes l’essence d’un film. Vous pouvez découvrir son travail sur son compte Instagram et son site internet.
Ce qui rend cette série aussi séduisante, c’est sa capacité à transformer la statuette des Oscars, un objet ultra codifié, en terrain de jeu narratif. En répétant chaque année la même contrainte avec de nouveaux films, Gibbs montre qu’un bon concept, quand il est poussé avec précision et culture visuelle, peut devenir une tradition à part entière.
Il n’y a pas que les illustrateurs qui se prêtent au jeu du détournement pour les Oscars. La marque de vodka Absolut, par exemple, s’est amusée avec le mème « Absolute Cinema » et Martin Scorsese en créant une bouteille collector pour les Oscars.














