L’idée en un clin d’œil

  • Un passionné a encodé le tube Get Lucky de Daft Punk sur des bandes de carton perforé pour le faire jouer par un orgue mécanique néerlandais des années 1920.
  • L’instrument fonctionne sans technologie numérique, grâce à un système d’air et de rouleaux perforés, rendant la musique programmable bien avant l’ère digitale.
  • Le résultat offre une version organique et inattendue du morceau, créant un pont poétique entre électro moderne et mécanique centenaire.

On pensait avoir entendu Get Lucky sous toutes ses formes. En radio, en remix, en version acoustique, en mariage approximatif. Mais probablement jamais joué par un orgue mécanique néerlandais datant des années 1920.

C’est pourtant ce qu’a réalisé un passionné de musique mécanique en encodant le tube de Daft Punk sur de longues bandes de carton perforé, destinées à être lues par son impressionnant orgue de rue. Une rencontre improbable entre deux époques… et deux générations de robots.

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Quand la musique électronique rencontre la mécanique à manivelle

À première vue, l’instrument ressemble à une pièce de musée ambulante. Sculptures colorées, tuyaux apparents, mécanismes visibles. Mais derrière cette façade rétro se cache une véritable prouesse d’ingénierie.

L’orgue fonctionne grâce à un système d’air sous pression alimenté par des soufflets actionnés à l’origine à la main. Une grande roue entraîne le mécanisme, tandis qu’un long rouleau de carton perforé défile à l’intérieur de la machine. Chaque trou correspond à une note ou à l’activation d’un élément : tuyaux sonores, percussions, parfois même figures animées.

Autrement dit, bien avant l’ère numérique, la musique était déjà programmable. Aujourd’hui motorisé pour plus de confort, l’orgue conserve pourtant son fonctionnement d’origine. Et grâce à ces bandes perforées, il peut interpréter aussi bien des classiques anciens que des titres contemporains.

Adapter Daft Punk… sans processeur

Rejouer Get Lucky sur un tel instrument ne consiste pas simplement à percer des trous au hasard. L’arrangement demande une véritable expertise.

Certains éléments sonores réagissent immédiatement à l’activation, comme les tuyaux, tandis que d’autres, notamment les percussions, présentent un léger décalage. Il faut donc anticiper chaque microseconde lors de la perforation du carton pour que le morceau reste fidèle à son rythme original.

Le résultat est fascinant : une version organique, presque solennelle, du tube électro. Comme si la musique futuriste de Daft Punk avait traversé un portail temporel pour revenir cent ans en arrière.

Quand le passé ne cesse jamais d’innover

Ce projet montre que l’innovation ne consiste pas toujours à aller plus vite ou plus loin, mais parfois à relier deux époques. Un tube électro des années 2010 interprété par un orgue mécanique des années 1920, et soudain la technologie devient presque poétique.

Sans écran ni logiciel, la musique retrouve une matérialité inattendue. Des tuyaux, de l’air, du carton perforé… et pourtant le rythme est toujours là. Comme quoi, même un classique électronique peut vibrer à la manivelle.

Et pendant qu’un orgue des années 1920 rejoue Daft Punk, d’autres inventions explorent encore de nouvelles façons d’écouter la musique, comme cette sucette qui diffuse du son directement dans votre tête, présentée comme l’objet le plus étrange du CES 2026.