L’idée créative en un clin d’œil
- Un créateur a conçu un parapluie autonome capable de voler au-dessus de son utilisateur, combinant un quadricoptère dissimulé et un objet du quotidien pour supprimer totalement le geste de le tenir.
- Grâce à une caméra à profondeur et un Raspberry Pi, le parapluie détecte la position de la personne et s’ajuste en temps réel pour rester centré, sans pilotage manuel.
- Plus proche d’une démonstration que d’un produit commercial, le projet questionne notre rapport aux objets ordinaires et imagine un futur où ils nous accompagnent plutôt que d’être portés.
Tenir un parapluie fait partie de ces gestes tellement ancrés qu’on n’imagine plus les remettre en question. Et pourtant. John Tse, créateur derrière le projet I Build Stuff, s’est posé une question simple mais radicale : pourquoi devrait-on encore tenir un parapluie en 2026 ?
Sa réponse prend la forme d’un objet aussi improbable que fascinant. Un parapluie volant, autonome, capable de suivre son utilisateur et de le protéger de la pluie comme du soleil, sans aucune action de sa part. Un mélange de drone, d’objet du quotidien et de science-fiction bricolée avec beaucoup de rigueur.
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Un drone déguisé en parapluie
À première vue, l’objet conserve l’apparence familière d’un parapluie classique. Une toile jaune, une silhouette reconnaissable, presque rassurante. Mais juste sous la surface se cache un système bien plus complexe.
Quatre hélices sont intégrées autour de la toile grâce à une structure interne sur mesure, transformant le parapluie en véritable quadricoptère. Le défi principal n’était pas de le faire voler, mais de le faire voler sans dénaturer l’objet. Impossible de fixer les moteurs directement sur la tige centrale sans alourdir l’ensemble. La solution imaginée repose sur des bras pliables, capables de se replier lorsque le parapluie est fermé, puis de se verrouiller fermement en position de vol.
Charnières, plaques ajustées, élastiques et pièces imprimées en 3D permettent de limiter les vibrations et d’assurer une stabilité suffisante une fois en l’air. Le résultat reste artisanal, mais étonnamment fonctionnel.
Un parapluie qui sait où vous êtes
La véritable innovation ne réside pas seulement dans le vol, mais dans l’autonomie. L’objectif de John Tse était clair : supprimer totalement le pilotage manuel. Pour y parvenir, il a fallu apprendre au parapluie à comprendre où se trouve son utilisateur.
Après plusieurs essais avec des caméras classiques et le GPS, le projet a finalement trouvé son équilibre grâce à une caméra à profondeur time-of-flight. Cette technologie permet de détecter la position d’une personne en trois dimensions, même en conditions de faible luminosité.
Un Raspberry Pi analyse ces données pour localiser la tête de l’utilisateur, puis envoie les instructions nécessaires au contrôleur de vol afin que le parapluie reste centré au-dessus de lui. À chaque pas, l’objet s’ajuste, corrige sa trajectoire et maintient sa position.

Un an d’échecs pour un objet qui fonctionne
Derrière cette démonstration spectaculaire se cache une longue série de ratés. Pièces cassées, logiciels instables, composants défaillants, prototypes détruits avant même les essais. Le projet a nécessité près d’un an de travail, de tests et de reconstructions successives.
La majorité des éléments structurels ont été imprimés en 3D, notamment en nylon renforcé de fibres de carbone, afin d’allier légèreté et résistance. À l’intérieur, on retrouve un contrôleur de vol professionnel, un GPS pour le maintien de position en extérieur, et toute l’électronique nécessaire pour garder l’ensemble stable, même sous la pluie.
Le résultat n’est pas parfait. Le parapluie peut voler sous une pluie soutenue, mais reste vulnérable aux fortes rafales. Il n’a pas vocation à devenir un produit commercial, ni à remplacer les parapluies traditionnels. Et c’est justement là que le projet devient intéressant.

Plus une idée qu’un produit
Ce parapluie volant autonome n’est pas une promesse industrielle. C’est une démonstration. Celle qu’un objet aussi banal qu’un parapluie peut être repensé si l’on accepte de remettre en cause son usage le plus évident.
En transformant un accessoire passif en dispositif actif, John Tse explore une autre relation entre l’utilisateur, la technologie et le quotidien. Un futur où les objets ne sont plus tenus, mais nous accompagnent.
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