L’idée créative en un clin d’œil
- Jägermeister lance les FingerMittens, de minuscules mitaines pour doigts conçues pour tenir un shot glacé à –18 °C sans se geler, afin de rappeler son rituel de dégustation historique.
- En transformant un détail d’usage en objet absurde mais fonctionnel, la marque matérialise le froid comme signature et rend le rituel visible, mémorable et immédiatement compréhensible.
- Déployée dans des bars danois et prolongée par des tutoriels DIY, la campagne défend l’ADN de Jägermeister par le symbole et l’humour plutôt que par la pédagogie.
Les rituels de marque sont fragiles. Il suffit parfois qu’un usage change pour qu’ils perdent tout leur sens. Pour Jägermeister, ce détail tient à une température. Historiquement servi à –18 °C, le célèbre digestif est de plus en plus consommé à température ambiante. Une hérésie pour la marque, qui a décidé de répondre non pas par un discours moralisateur, mais par un objet aussi absurde que mémorable.
Son nom : FingerMittens. Sa promesse : permettre de tenir un shot glacé sans se geler les doigts. Son ton : volontairement inutile, donc parfaitement juste.
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Un problème de température transformé en idée créative
Plutôt que de rappeler lourdement comment Jägermeister “devrait” être consommé, la marque choisit un détour. Si les gens évitent le froid, ce n’est pas à cause du goût, mais à cause de l’inconfort. Alors Jägermeister ne réchauffe pas la boisson. Il réchauffe… les doigts.
Les FingerMittens sont de minuscules mitaines en laine, pensées uniquement pour le bout des doigts. Un objet si spécifique qu’il en devient presque ridicule, mais c’est précisément là que réside sa force. Il matérialise le rituel, le rend visible, tangible et impossible à ignorer.
Quand l’absurde devient fonctionnel
Au cœur de la campagne, un film de lancement présente les FingerMittens avec un sérieux presque cérémonial. L’objet est montré comme une solution rationnelle à un problème parfaitement secondaire. Le contraste fait sourire, mais le message passe. Jägermeister se boit glacé, point.
Pour prolonger l’idée, la marque prévoit aussi un tutoriel de tricot diffusé sur les réseaux sociaux, invitant chacun à fabriquer ses propres mitaines. Une manière d’ouvrir le concept, de le faire circuler et de transformer une contrainte de marque en geste participatif.
Les FingerMittens sont disponibles dans une sélection de bars au Danemark, là où le rituel est censé vivre, et peuvent également être achetées en ligne. Pas comme un produit dérivé classique, mais comme un rappel physique d’un usage précis.

Un rappel de rituel plutôt qu’un discours
Avec cette campagne, Jägermeister ne cherche pas à convaincre par l’argumentation, mais par le symbole. En créant un objet qui n’existe que pour défendre un détail, la marque montre jusqu’où elle est prête à aller pour préserver son ADN.
Les FingerMittens ne sont ni vraiment utiles, ni totalement inutiles. Elles existent dans cet entre-deux créatif où la publicité devient un commentaire sur les usages. Un moyen de rappeler que certains rituels ne survivent pas parce qu’ils sont imposés, mais parce qu’ils sont racontés avec suffisamment d’esprit pour être adoptés.
Ici, le froid n’est plus un problème. Il devient le cœur du message.







