L’idée créative en un clin d’œil

  • En 2026, Jacquemus choisit sa grand-mère Liline, 79 ans, comme toute première ambassadrice officielle, rompant avec les codes habituels des célébrités internationales.
  • Figure intime et fondatrice, déjà présente dans les campagnes et défilés de la marque, elle incarne l’ADN provençal, la transmission et les racines personnelles de Simon Porte Jacquemus.
  • En détournant avec humour les règles des contrats d’ambassadeurs, la maison signe une prise de parole sincère qui rappelle que, chez Jacquemus, le luxe commence par l’émotion et la famille.

Dans un paysage mode saturé de célébrités internationales, Jacquemus choisit de regarder ailleurs. Ou plutôt, de regarder en arrière. En ce début d’année 2026, la maison parisienne annonce un choix aussi intime qu’inattendu : sa toute première ambassadrice n’est ni mannequin, ni actrice, ni icône pop mondiale, mais Liline Jacquemus, la grand-mère de Simon Porte Jacquemus.

À 79 ans, celle que le créateur décrit comme « l’icône originale » devient officiellement le visage de la marque. Un geste symbolique fort, à contre-courant des stratégies habituelles, qui replace l’émotion, la transmission et les racines au cœur du storytelling de Jacquemus.

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Une ambassadrice qui incarne l’ADN de la marque depuis toujours

Née en 1946 et élevée à Alleins, petit village du sud de la France, Liline Jacquemus a grandi dans un environnement rural façonné par la simplicité, la lumière et la terre. Un décor que l’on retrouve depuis des années dans les collections de la maison : champs, villages provençaux, silhouettes épurées et féminité solaire. Bien avant d’être une ambassadrice officielle, elle était déjà une muse silencieuse.

Cette nomination ne fait finalement que formaliser une présence ancienne. Liline est apparue dès 2020 dans une campagne tournée au domicile familial, en pleine période de confinement. Depuis, elle est devenue une figure familière des défilés Jacquemus, installée au premier rang comme un repère immuable, loin du bruit médiatique.

Pour annoncer la nouvelle, la marque a partagé des images de Liline tenant le sac Le Valérie, nommé en hommage à la mère de Simon Porte Jacquemus et fille de Liline. Un choix chargé de sens, qui tisse un lien direct entre création, mémoire et filiation.

Quand Jacquemus détourne les codes de l’ambassadeur de marque

Fidèle à son ton malicieusement sérieux, Jacquemus accompagne cette annonce d’un manifeste plein d’ironie listant les « règles » de l’ambassadrice : exclusivité totale, port intégral de la maison, interdiction de citer d’autres marques et obligation de répondre « Bien sûr ! » à toute question sur l’exclusivité. Un clin d’œil assumé aux contrats ultra-cadrés de l’industrie, ici détournés avec tendresse et humour.

Mais derrière le sourire, le message est clair. En choisissant sa grand-mère, Jacquemus affirme que l’authenticité n’est pas un argument marketing mais une histoire vécue. Liline n’incarne pas une tendance : elle incarne une origine. Une manière de rappeler que la maison s’est construite sur des récits personnels, bien avant les podiums spectaculaires et les campagnes mondiales.

À l’approche du prochain défilé de la marque au musée Picasso, ce choix résonne comme une déclaration : chez Jacquemus, le luxe commence par la famille. Et parfois, la plus grande icône est déjà à la maison.

Cette nomination de Liline comme ambassadrice s’inscrit dans une histoire plus large, presque intime, que Jacquemus ne cesse de raconter collection après collection. Quelques mois plus tôt, le créateur revisitait déjà ses souvenirs familiaux en recréant des photos d’archives avant son défilé à Versailles, transformant son album de famille en véritable manifeste de mode. Une autre manière de rappeler que, chez Jacquemus, les racines ne sont jamais un décor, mais une source de création à part entière.