L’idée en un clin d’œil

  • ForteBank fait ériger une sculpture en bronze à Almaty qui rejoue la chaîne humaine virale de 2016 sauvant un chien tombé dans le canal de la ville.
  • La dernière main de la chaîne est tendue vers le vide, transformant l’œuvre en dispositif participatif que les passants viennent compléter physiquement.
  • Avec zéro budget média, l’opération signée GForce Grey génère 805 millions de vues organiques dans 104 pays et repositionne la banque sur le grand public.

En 2016, une vidéo filmée à Almaty faisait le tour du monde : des inconnus formaient une chaîne humaine pour sauver un chien tombé dans le grand canal de la ville. Une scène brute, instinctive, qui avait cumulé près de 15 millions de vues sur la seule page Facebook du Daily Mail.

Dix ans plus tard, ForteBank, l’une des principales banques du Kazakhstan, transforme ce moment fugace d’internet en symbole permanent. L’enseigne s’est associée à l’agence GForce Grey et au sculpteur local Yerbosyn Meldibekov pour ériger une statue en bronze à l’endroit exact du sauvetage, inaugurée le 18 mars 2026.

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Une sculpture qu’on ne regarde pas, qu’on rejoint

L’idée maline tient dans un geste : la dernière main de la chaîne est tendue vers le vide, prête à accueillir celle d’un passant. La sculpture n’est plus commémorative, elle devient participative. N’importe qui peut s’y greffer et faire corps avec ce souvenir collectif.

C’est tout l’angle du dispositif signé par le directeur de création exécutif Yevgeniy : la plupart des sculptures disent « ceci s’est passé ». Celle-ci dit « recommençons ». Une nuance qui transforme un objet patrimonial en outil d’engagement, parfaitement alignée avec une banque qui veut parler au grand public.

Du corporate au populaire, un repositionnement bien sculpté

Historiquement positionnée sur le marché des entreprises, ForteBank cherchait à étendre son territoire vers le grand public. Plutôt qu’une campagne classique sur ses produits, elle choisit d’incarner physiquement une valeur d’entraide via un objet ancré dans l’imaginaire collectif kazakh.

L’exécution évite le piège du sponsoring intrusif : aucune signature visible sur la sculpture, aucun logo ostentatoire. La marque se contente d’être à l’origine du geste, et laisse le symbole vivre seul. Une discrétion qui paradoxalement rend l’association marque-valeurs bien plus crédible.

Quand un insight visuel suffit à éviter le média payant

Le coup de force tient aussi à son économie. Avec zéro budget média, la sculpture a généré 16 millions de portée organique au Kazakhstan, dans un pays qui en compte 20, et a été reprise dans 104 pays pour 805 millions de vues cumulées.

ForteBank n’a pas acheté de visibilité, elle a offert un objet suffisamment fort pour que le public devienne lui-même le média. La banque ne raconte pas la solidarité, elle en livre une preuve physique que des dizaines de milliers de visiteurs viennent activer eux-mêmes, transformant un message en comportement.

La sculpture comme prise de parole publique reste un terrain rare en communication, et certains artistes en ont fait leur signature. Banksy a récemment dévoilé une statue mystérieuse en plein Londres pour glisser un message politique, preuve qu’une œuvre figée peut continuer à porter une intention bien plus forte qu’une campagne classique.