Pour les 30 ans de Pokémon, Beats a sorti une édition spéciale de son enceinte Pill aux couleurs de Pikachu et Mimiqui. Un objet soigné, mais plutôt sage : un corps gris, deux personnages imprimés sur la grille et un porte-clés Poké Ball accroché à la dragonne. Rien qui ne fasse vraiment sursauter les fans.
C’est là qu’intervient Courtyard.io, une plateforme dédiée aux cartes et objets de collection, qui a saisi l’occasion pour se faire remarquer. Dans un tweet publié le 14 octobre, la veille de la sortie de l’enceinte, la marque a partagé des visuels générés par IA qui imaginent sa propre version de la Pill : plutôt que d’y coller des Pokémon, elle transforme l’enceinte elle-même en Taupiqueur, le petit Pokémon taupe de la première génération qui sort la tête du sol. Le post a dépassé les 216 000 vues en 2 jours.
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Une enceinte qui sort de terre
L’idée repose sur une ressemblance que tout fan de Pokémon reconnaîtra immédiatement. Taupiqueur, depuis 1996, c’est une forme arrondie avec un visage, plantée dans la terre. La Beats Pill, depuis 2012, c’est une capsule arrondie. Il suffisait de la redresser.
The Pokémon x Beats Pill we deserved 😭 https://t.co/8QRJQZqg6p
— Courtyard (@Courtyard_io) October 13, 2026
Sur les images, l’enceinte garde sa silhouette d’origine. La grille passe au marron, couleur de terre, et accueille deux yeux noirs et un nez rose. Le logo Beats se retrouve tout en bas, juste au-dessus d’un tas de rochers gris qui sert de socle. L’enceinte semble ainsi surgir d’un terrier, exactement comme le Pokémon dans les jeux.

Une marque de cartes qui s’invite dans la collab
Courtyard.io pousse le clin d’œil un peu plus loin avec un second visuel qui réunit trois enceintes sur un même monticule pour former un Triopikeur, l’évolution de Taupiqueur. Une version qui aurait un coût : avec la Pill officielle vendue 150 €, le trio reviendrait à 450 €. Mais pour un Pokémon dont toute l’identité est d’être trois, acheter trois enceintes ressemble presque à une évidence.

Il ne s’agit donc pas d’un projet de design ni d’un produit en préparation, mais d’un coup de communication. Le nom de Courtyard.io apparaît d’ailleurs sur l’un des rochers. Pour une plateforme qui s’adresse aux collectionneurs de cartes Pokémon, s’inviter dans la conversation autour d’une collaboration très attendue par les fans était une manière simple de toucher son public.

Le contraste avec la collaboration officielle
La comparaison reste cruelle pour l’édition officielle, qui n’est d’ailleurs sortie qu’aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Chine. Comme beaucoup de collaborations récentes autour des 30 ans de Pokémon, elle se contente de décorer un produit existant. L’idée de Courtyard.io, elle, part de la forme de l’objet pour trouver le Pokémon qui lui correspond. Une simple image générée par IA, mais une idée que Beats aurait sans doute eu intérêt à avoir avant.
Chez Courtyard.io, les cartes Pokémon sont un fonds de commerce. À Tokyo, elles deviennent carrément une matière première : le TCG / Board Game Café & Bar FUN propose de transformer vos cartes Pokémon en cocktails sur mesure. Il suffit de poser la sienne sur le comptoir pour que le barman imagine une boisson à son image.


