Il y a des campagnes qui ne pourraient exister nulle part ailleurs. Pour accompagner la 13e édition du Ladakh Marathon, qui s’élance le 10 septembre, Puma India a photographié 40 moines bouddhistes du monastère de Thiksey, un édifice du XVe siècle, chaussés de sa nouvelle Deviate PURE NITRO.

Baptisée Meditation in Motion, la série d’images repose sur un contraste immédiat : des robes grenat traditionnelles face à une chaussure de performance ultra-technique. Derrière le choc visuel, l’idée tient dans une équivalence simple entre deux disciplines qui réclament exactement la même chose, une concentration totale.

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Le point commun entre un marathon et une séance de méditation

Concentration, répétition, discipline, capacité à rester présent : la campagne évacue les chronos et les podiums pour ne garder que ce que les deux pratiques partagent. « Le mouvement et la méditation prennent des formes différentes mais mènent au même état de concentration totale », résume Ramprasad Sridharan, managing director de Puma India.

Un terrain que personne d’autre ne peut copier

L’insight fonctionne parce que le décor le valide. Le Ladakh Marathon est la course certifiée AIMS la plus haute du monde, courue autour de 3 500 mètres. Sa catégorie ultra grimpe de 3 260 mètres dans la vallée de Nubra jusqu’aux 5 370 mètres du col de Khardung La, soit plus haut que le camp de base de l’Everest.

Le mental comme argument produit

À cette altitude, l’air raréfié fait basculer l’effort du côté de la tête. C’est exactement l’espace que Puma occupe ici, en positionnant la Deviate PURE NITRO et sa mousse NITRO non pas sur la promesse de gagner, mais sur celle de tenir. Chewang Motup Goba, fondateur de la course, le dit sans détour : « On ne combat pas la montagne, on la comprend. »

Trois ans de partenariat plutôt qu’un logo posé sur un dossard

Puma équipe la course depuis trois éditions, une période pendant laquelle l’événement est passé à plus de 6 600 participants venus de 30 pays. Née en 2012 après les inondations meurtrières de 2010, la course avait une histoire à raconter. La marque a choisi de la raconter avec un dispositif créatif ancré, plutôt qu’avec une activation terrain interchangeable.

Le sponsoring sportif devient un vrai territoire d’écriture

C’est là que la campagne de brand activation prend son sens : un seul monastère, un seul parcours, aucune image recyclable ailleurs. Sur un marché où les marathons se transforment en plateformes de marque, cette hyper-spécificité vaut mieux qu’un film générique sur le dépassement de soi, parce qu’elle est impossible à dupliquer.

Un signal clair sur la trajectoire de Puma en 2026

Le timing n’est pas anodin. Puma a annoncé 2026 comme une année de transition sous la direction d’Arthur Hoeld, avec moins de promotions et davantage de construction de marque. Clin d’œil involontaire : l’expression « meditation in motion » servait déjà à Puma il y a plus de vingt ans, autour de la ligne Nuala co-signée avec Christy Turlington.

Là où Puma cherche le silence et l’immobilité pour parler de course, d’autres misent sur l’encombrement le plus total. Jordan Adams, lui, a bouclé le marathon de Londres avec un réfrigérateur de 25 kilos sanglé sur le dos, une image absurde pensée pour braquer les caméras sur une cause qui manque de visibilité.