LEGO dévoile le set Gustav Klimt – The Kiss, une relecture en briques de l’une des toiles les plus reconnaissables de l’histoire de l’art. Développée avec le musée du Belvédère de Vienne, où l’original est exposé en permanence, la boîte sera disponible en avant-première pour les membres Insiders dès le 1er août 2026, puis pour tous à partir du 4 août, au prix de 299,99 €.
Avec ses 4 000 pièces, il s’agit du plus gros set jamais sorti dans la gamme Art Masterpiece. L’objet mesure 60 cm de haut sur 54 cm de large, se veut une interprétation tridimensionnelle du célèbre couple enlacé, et joue à fond la carte de la matière pour retranscrire la fameuse période dorée du peintre autrichien.
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Une période dorée traduite en briques
Tout l’enjeu du set repose sur la texture. Pour recréer l’or, les motifs byzantins et les superpositions caractéristiques de la Sécession viennoise, LEGO mobilise spirales, fleurs, cercles décorés, tenons apparents et briques métallisées. Le relief remplace la feuille d’or de Klimt, avec un rendu qui fonctionne étonnamment bien sur l’ensemble de la composition.
Le vrai levier marketing, ici, c’est la signature du Belvédère. En co-développant le produit avec l’institution qui conserve l’original, LEGO ne vend pas une simple reproduction mais une pièce validée par le musée, signature de Klimt incluse. Une stratégie d’engagement bien rodée qui légitime la démarche et rassure autant les collectionneurs de sets que les amateurs d’art.
Un objet déco avant tout
Le positionnement est clair : ce n’est pas un jouet, c’est une décoration murale. Le set intègre un système d’accroche et une astuce maligne, retirer une brique pour tracer un repère sur le mur, façon accrochage de musée. LEGO continue ainsi de creuser un marketing expérientiel adressé aux adultes, où le montage devient une activité et le résultat un objet à exposer.

Le petit plus expérientiel
Comme sur les dernières références de la gamme, un QR code glissé dans le livret renvoie vers un podcast dédié à Klimt et à ce qui a inspiré Le Baiser. Le montage passe par l’application LEGO Builder et ses instructions en 3D. Une couche de contenu qui prolonge l’expérience au-delà de la construction et transforme le produit en véritable dispositif créatif autour de l’œuvre.

Reste le talon d’Achille récurrent de la gamme Art : le visage. Comme la Joconde du set 31213 Mona Lisa avant lui, le portrait de la jeune femme subit l’inévitable simplification imposée par la trame de briques. Sur une toile où l’émotion se lit justement dans les visages, la limite du format se voit. Le reste de la composition, lui, s’en sort avec les honneurs. Pour en savoir plus sur ce site, rendez-vous sur LEGO.com.
Klimt n’est pas le seul maître à rejoindre la galerie en plastique de LEGO. Là où Le Baiser mise sur l’or et les motifs de la Sécession viennoise, un autre set détourne papillons, fleurs et fruits pour recréer les Nymphéas de Claude Monet et le bassin de Giverny en briques, un paysage impressionniste pensé pour changer d’aspect selon la distance d’observation.











