Internet carbure aux chats depuis ses tout premiers mèmes. Une application baptisée CatchCat transforme cette obsession en jeu de collection : on photographie un chat, l’appli le convertit en figurine 3D dotée d’un nom, d’une rareté et de statistiques. Une mécanique empruntée directement à Pokémon GO, mais appliquée aux félins du quotidien.
Derrière le côté ludique se cache un vrai travail sur la boucle de jeu et sur la viralité. Le projet, porté par un développeur indépendant et disponible sur Android, accumule déjà des millions de vues sur les réseaux. L’occasion de décrypter un dispositif malin qui transforme un geste banal en collection addictive.
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Gamifier un geste qu’on fait déjà tous
L’insight est limpide : on photographie nos chats en permanence, sans en faire quoi que ce soit. CatchCat transforme ce réflexe en jeu. On vise le matou avec une boîte de pâtée virtuelle dans un mini-jeu en 3D, l’IA identifie la race, attribue une rareté allant de Commun à Légendaire, et le chat rejoint un album sous forme de figurine unique.
La meme culture intégrée à la mécanique
Pas besoin d’un vrai chat sous la main. L’application accepte aussi bien le félin de gouttière croisé dans la rue qu’un mème repéré sur un écran. En absorbant la culture web dans sa propre mécanique, CatchCat épouse parfaitement les codes des plateformes où il circule, et alimente sa viralité par le simple partage de cartes entre joueurs.
Une carte du monde pour pousser dehors
Chaque capture fait apparaître un point sur une carte GPS partagée. Les joueurs à proximité voient ce spawn, s’y rendent et tentent leur propre capture dans une salle 3D dédiée. Ce ressort fait basculer une simple appli photo vers le marketing expérientiel, en transformant l’exploration urbaine en terrain de jeu collectif.
De la collectionnite au combat
Pour tenir l’engagement dans la durée, chaque chat embarque des statistiques de combat : classe, élément, points de vie, attaque, défense. Un mode PvP nommé Alley Clash, encore en préparation, permettra de composer une équipe et d’affronter celle des autres. De quoi prolonger la collection passive par une vraie stratégie d’engagement.
Tout le machine learning tourne en local sur le téléphone. Détection du chat, reconnaissance de la race : aucune photo n’est envoyée sur un serveur, et l’app fonctionne hors ligne. Un parti pris technique qui devient un argument différenciant à l’heure où la donnée personnelle inquiète, et qui prouve qu’un dispositif viral peut aussi être respectueux de ses utilisateurs.
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