L’idée en un clin d’œil

  • La Fondation pour le Logement détourne les codes des jeux mobiles avec Winter Break, un faux jeu qui révèle la réalité du mal-logement.
  • Derrière des mécaniques ludiques, les actions renvoient à des besoins essentiels, montrant que pour certains, survivre n’a rien d’un jeu.
  • L’expérience se conclut par un message choc et appelle à agir, à l’approche de la fin de la trêve hivernale et des expulsions.

À l’approche du 31 mars, date marquant la fin de la trêve hivernale et la reprise des expulsions locatives, la Fondation pour le Logement des Défavorisés et l’agence Rosa Paris ont choisi de frapper fort. Leur idée : investir un territoire inattendu, celui du gaming, pour capter l’attention là où on ne les attend pas.

Dans un contexte où les casual games multiplient les scénarios dramatisés pour générer de l’engagement, la campagne prend le contre-pied. Elle reprend les codes familiers du jeu mobile pour mieux révéler une réalité bien réelle : celle du mal-logement, encore trop souvent invisibilisée.

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Un faux jeu mobile… qui dit la vérité

Baptisée Winter Break, l’expérience reprend tous les codes d’un jeu classique : graphismes colorés, mécaniques simples et défis rapides à enchaîner. Tout est pensé pour donner l’illusion d’un divertissement léger, accessible en quelques clics, comme des millions d’autres jeux du même type.

Mais derrière cette façade se cache un message bien plus sombre. Les actions proposées (manger, dormir, se protéger du froid ou se laver) renvoient à des besoins essentiels qui, pour beaucoup, ne sont pas acquis. Le jeu devient alors un miroir brutal du quotidien de nombreuses personnes sans abri.

Un détournement des codes du gaming

La campagne s’appuie sur un constat clair : certains jeux exploitent la précarité comme ressort narratif pour capter l’attention. Ici, Rosa Paris détourne ces mécaniques pour en faire un outil de sensibilisation, en transformant le divertissement en prise de conscience.

Ce renversement est au cœur du dispositif. Là où les jeux utilisent la difficulté comme levier d’engagement, Winter Break rappelle que, pour certains, ces situations ne relèvent pas de la fiction mais d’une réalité quotidienne.

Un message qui se révèle à la fin

À la fin de l’expérience, le masque tombe. Le joueur découvre la véritable intention du dispositif et comprend que ce “jeu” n’en était pas vraiment un. Un écran final vient alors contextualiser la démarche et invite à passer à l’action.

Cette prise de parole intervient dans un moment clé : dès le 31 mars, plus de 200 000 personnes risquent d’être expulsées. En redirigeant vers le site de la Fondation, la campagne prolonge l’engagement au-delà de l’écran et transforme l’attention en mobilisation.

Ce n’est pas la première fois que la Fondation pour le Logement et son agence Rosa Paris détournent les codes. Pour leur dernière campagne en date, ils avaient même transformé Les Trois Petits Cochons en conte contre le mal-logement.