L’idée créative en un clin d’œil
- Rodolfo Liprandi, artiste italien basé à Varsovie, crée des sculptures d’animaux à partir de branches mortes trouvées en forêt.
- Cerfs, sangliers, renards ou créatures fantastiques prennent forme directement sur place, comme si l’artiste révélait des silhouettes déjà cachées dans le paysage.
- Ses œuvres sont volontairement éphémères : elles se dégradent avec le temps et retournent à la nature, dans une démarche minimaliste et respectueuse du vivant.
Dans une forêt, tout peut déjà ressembler à quelque chose. Une branche tordue, un tronc fendu, un amas de brindilles… et soudain, une silhouette apparaît. C’est précisément ce regard-là que cultive Rodolfo Liprandi, artiste italien basé à Varsovie, qui transforme des morceaux de nature en sculptures d’animaux et de créatures fantastiques, comme si elles s’étaient réveillées au milieu des arbres.
Son approche est simple et presque instinctive : travailler avec ce que le paysage offre, sans le forcer, en laissant les formes suggérer d’elles-mêmes des présences, des mouvements, des corps.
Besoin d'une
agence créative ?
- Stratégie / Campagne 360°
- Accompagnement social media
- Activation virale
- Visibilité garantie



Des sculptures façonnées par le paysage, entre réel et imaginaire
Liprandi construit ses œuvres à partir de branches taillées et assemblées sur place, dans les forêts qu’il traverse. Cerfs, sangliers, renards ou mammifères sauvages prennent forme avec une précision étonnante, mais l’artiste s’autorise aussi des détours plus oniriques : dragons, elfes, créatures hybrides… comme si le bois gardait en mémoire des récits anciens.
Chaque sculpture semble surgir du décor plutôt que s’y poser. Un animal figé dans une posture de vigilance, une bête prête à bondir, un corps à moitié dissimulé dans les feuillages. Le résultat donne l’impression que la nature elle-même a sculpté ces figures, et que l’artiste n’a fait que révéler ce qui était déjà là.

Un art éphémère, pensé pour disparaître
Ce qui rend sa démarche encore plus singulière, c’est son rapport au temps. Liprandi ne cherche pas la permanence. Ses installations sont conçues comme des œuvres temporaires, destinées à se dégrader, à vieillir et à retourner au paysage.
Il privilégie des matériaux locaux, récoltés dans l’environnement immédiat, et revendique un impact minimal. L’intérêt n’est pas l’objet final comme une pièce de galerie, mais le cycle complet : prélever, créer, puis laisser la nature reprendre sa place. Une forme de création en aller-retour, presque organique.

Un sanglier comme point de départ, devenu totem
Son premier animal sculpté reste aussi l’un de ses plus importants. Il y a une dizaine d’années, Liprandi réalise un sanglier pour un festival, installé près de la rivière Soča (Isonzo, côté italien). Une œuvre fondatrice, autant artistique que symbolique, qui marque le début de son parcours et cristallise sa relation intime à son territoire d’origine.
Depuis, il poursuit cette voie comme un dialogue permanent avec le vivant : une pratique libre, instinctive, où le geste compte autant que le résultat.
Une manière de rappeler qu’il suffit parfois d’un regard différent pour voir, dans un simple tas de branches, tout un monde prêt à surgir.
Dans un esprit tout aussi organique, découvrez aussi cette chaise qui semble pousser dans l’herbe, brouillant la frontière entre nature et design.














