L’idée créative en un clin d’œil

  • Aerobag veut protéger les cyclistes comme en sport auto, avec un airbag porté comme un vêtement. Le système est intégré directement à la tenue, pour rester discret en course et ne pas gêner l’aérodynamisme ni les mouvements.
  • La détection se fait en temps réel grâce à neuf capteurs qui analysent les mouvements en continu. En cas de chute détectée, l’airbag se déclenche en moins de cent millisecondes pour protéger le cou, le dos, la poitrine et la colonne vertébrale.
  • Le dispositif est réutilisable et pensé pour la vraie vie du peloton. Après un déclenchement, on remplace la cartouche, la partie textile peut être nettoyée, et des tests sont déjà menés à l’entraînement par une équipe WorldTour, avec un prix annoncé autour de sept cent cinquante à huit cents euros et une cartouche à environ trente-cinq euros.

À très haute vitesse, la chute n’a rien d’un simple fait de course : c’est une collision à corps nu, avec pour seule armure un casque. C’est précisément ce décalage que veut réduire Aerobag, un dispositif de protection active pensé pour le cyclisme de haut niveau, là où le moindre gramme et la moindre gêne peuvent faire basculer une performance.

Sa promesse est simple sur le papier, mais ambitieuse dans l’exécution : proposer un airbag porté comme un vêtement, intégré directement à la tenue, et capable de se déclencher en une fraction de seconde. L’objectif n’est pas d’ajouter une couche de plus, mais de faire disparaître la protection dans le quotidien des coureurs… jusqu’au moment où elle devient indispensable.

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Un airbag intégré à la tenue, presque invisible en course

Aerobag ne prend pas la forme d’un gilet ou d’une veste à enfiler avant de rouler. Le système est conçu pour se loger dans les bretelles d’un cuissard, avec une intégration discrète qui évite l’effet “équipement” et limite ce que les cyclistes refusent souvent : l’encombrement, les frottements, et les couches qui bougent. À l’œil, l’ensemble se fait oublier, à l’exception d’un léger relief dans le dos, à l’endroit où se loge la cartouche.

Cette approche “invisible” sert une idée très claire : protéger sans perturber. L’airbag est pensé pour rester compatible avec les exigences du peloton, notamment l’aérodynamisme, la liberté de mouvement et la gestion de la chaleur. Et si la technologie se niche dans le textile, c’est aussi pour s’adapter à la réalité du cyclisme : un sport où l’on accepte difficilement tout ce qui ressemble à une armure.

Neuf capteurs, 200 analyses par seconde, et une réaction éclair

Le cœur du dispositif repose sur une détection en continu. Aerobag embarque neuf capteurs de précision, actifs dès que le cycliste est en mouvement. Ils suivent des données comme la posture, la vitesse, l’accélération et les variations de gestes, avec une lecture extrêmement fréquente, afin de repérer des changements brutaux qui correspondent à une chute ou à un impact.

Lorsque l’algorithme reconnaît un scénario de crash, le gonflage intervient en moins de 100 millisecondes. L’airbag vient alors envelopper le haut du corps pour cibler les zones les plus sensibles lors d’un accident sérieux : le cou, la colonne vertébrale, le dos et la poitrine. Après le choc, le système se dégonfle pour permettre au coureur de bouger plus librement, ou de faciliter l’intervention des secours si nécessaire.

Réservée pour le moment au circuit professionnel, cette innovation est une avancée majeure dans le domaine de la sécurité à vélo. Elle nous rappelle ce gilet doté d’airbags, conçu en Chine pour protéger les personnes âgées en cas de chute.

Réutilisable, lavable, et déjà observé de près par le WorldTour

Aerobag a été imaginé pour être utilisé plus d’une fois : après un déclenchement, il suffit de remplacer la cartouche qui a servi au gonflage, tandis que la partie textile peut être nettoyée, à condition de retirer l’électronique et la cartouche au préalable. Une logique de “reset” rapide qui colle à un environnement où le matériel doit être prêt à repartir, parfois immédiatement.

Côté terrain, le dispositif n’est pas présenté comme un simple concept : il est déjà testé à l’entraînement par l’équipe WorldTour Picnic PostNL, et d’autres discussions sont évoquées avec le peloton et les instances. Reste le nerf de la guerre, surtout pour une technologie aussi spécialisée : le prix visé se situe entre 750 et 800 euros, avec une cartouche de remplacement annoncée à 35 euros. Si l’adoption se confirme, Aerobag pourrait surtout ouvrir une porte culturelle : faire entrer la sécurité active dans un sport où l’on a longtemps accepté le risque comme une fatalité.