L’idée en un clin d’œil
- Avec “Peak Exposure”, le Melanoma Fund détourne des paysages de montagne pour révéler en réalité des mélanomes, créant un choc visuel immédiat qui rend visible un danger souvent ignoré.
- Imaginée par Klick Health, la campagne s’appuie sur un insight clé, l’augmentation des UV en altitude jusqu’à +12 % par 1 000 mètres, renforcée par la réverbération de la neige.
- En ciblant les amateurs et professionnels de la montagne, l’activation cherche à transformer les comportements et à installer la protection solaire comme un réflexe, même en hiver.
On pense souvent que le soleil est moins dangereux en hiver. Une idée reçue que cette campagne vient frontalement déconstruire, en transformant un risque invisible en une image impossible à ignorer.
Avec “Peak Exposure”, le Melanoma Fund signe une prise de parole aussi dérangeante que brillante, en s’appuyant sur une métaphore visuelle particulièrement forte.
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Derrière cette campagne conçue par l’agence Klick Health à Londres, une idée simple mais redoutable : faire ressembler des mélanomes à des paysages de haute montagne. À première vue, les visuels évoquent des sommets enneigés, des reliefs escarpés et des panoramas familiers pour les amateurs d’activités outdoor. Mais en s’approchant, la réalité apparaît. Ces images sont en fait des gros plans de véritables lésions cutanées.
Ce basculement visuel crée un choc immédiat. Ce qui semblait beau devient inquiétant, presque dérangeant. Une manière très efficace de matérialiser un danger souvent sous-estimé, en particulier chez les sportifs et passionnés de montagne.

Un danger amplifié en altitude, mais encore méconnu
La campagne repose sur un insight clé : le risque lié aux UV ne disparaît pas avec le froid, bien au contraire. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’exposition aux rayons ultraviolets augmente de 10 à 12 % tous les 1 000 mètres d’altitude. À cela s’ajoute la réverbération de la neige, qui peut réfléchir jusqu’à 80 % des UV.
Malgré ces données, la protection solaire reste largement négligée dans les environnements de montagne. Le sujet est encore peu intégré dans les habitudes, y compris chez les professionnels du secteur outdoor.
En mettant en scène ce paradoxe, la campagne parvient à reconnecter la perception du risque avec sa réalité scientifique.

Le corps comme territoire narratif
Au-delà de l’idée visuelle, “Peak Exposure” se distingue aussi par son exécution. Les visuels combinent photographie macro, maquillage prosthétique et modélisation CGI pour recréer des reliefs montagneux à partir de lésions réelles.
Ce choix créatif donne une dimension presque topographique au corps humain, transformé en paysage. Une approche qui renforce la portée du message en rendant le danger tangible, physique et concret.
La campagne s’appuie également sur des témoignages de survivants, notamment des instructeurs de montagne ou des skieurs, qui racontent leur expérience face à la maladie. Une manière d’ancrer l’idée dans le réel et de rappeler que derrière la métaphore, les conséquences sont bien réelles.

Une campagne pensée pour toucher les plus exposés
Présentée lors du Mountain Training England and Mountain Training Cymru National Provider Conference au Plas y Brenin National Outdoor Centre, la campagne cible directement une communauté particulièrement concernée par ces enjeux.
En s’adressant à ceux qui vivent et travaillent en extérieur, “Peak Exposure” ne se contente pas de sensibiliser le grand public. Elle cherche à provoquer un changement concret dans les pratiques, en intégrant la protection solaire comme un réflexe, même en hiver.
Une démonstration que les idées les plus puissantes ne sont pas forcément les plus complexes, mais celles qui parviennent à rendre visible ce que l’on préfère ignorer.





