Sur les réseaux, une créatrice connue sous le nom de CircuitCindy est devenue virale avec un objet improbable : une véritable machine à sous, taillée pour un chat, qui le récompense d’une friandise quand les rouleaux s’alignent. Les rouleaux tournent, le levier se tire et le jackpot tombe en croquettes. Et tout fonctionne pour de vrai.
Le projet n’a rien d’un gag bricolé en une soirée. Documenté en plusieurs vidéos sur TikTok, Instagram et YouTube, il a réclamé près d’un mois de conception, d’impression 3D et de code, depuis son salon. Il est aussi sponsorisé par Arduino, le fabricant de cartes électroniques open source, qui en fait une vitrine grandeur nature de sa techno.
Découvrez
l'agence créative
de Creapills.
Stratégie, création, production : nous accompagnons les marques en quête de créativité. UNIQLO, Hasbro, Paramount, Crédit Agricole et plus de 100 autres nous font confiance.



Un système de pitié emprunté aux jeux vidéo
Le détail le plus malin n’est pas mécanique, mais logiciel. La machine intègre un système de pitié : après plusieurs essais perdants, elle abandonne le hasard et aligne les rouleaux pour offrir une récompense. La mécanique est directement reprise du hard pity des jeux vidéo, et CircuitCindy peut même en régler la générosité à distance, depuis son téléphone.
@circuitcindy Sign up for the waitlist at circuitcindy.com or tap the link in my bio! A few months ago I built this little machine in my living room, modeling, 3D printing, coding, and assembling the electronics…and now it’s on the way to becoming an actual product I can share with the world 🤯 We’re still working on the redesign and logistics but let me know your thoughts and suggestions! #cat #tech #cute ♬ original sound – CircuitCindy
Une exécution soignée jusqu’au moindre cliquetis
Pour que l’illusion tienne, CircuitCindy a peaufiné chaque détail. Les rouleaux ne se calent pas net : ils tournent plusieurs fois avant de ralentir et de trembloter, exactement comme dans un vrai casino. Les symboles, du poisson à la patte, sont dessinés à la main puis transformés en stickers, et le levier rebondit comme il faut sous la patte du chat.

Le distributeur, vrai casse-tête du projet
La partie la plus épineuse n’était pas l’affichage, mais la distribution de la friandise. Les premières versions, à base de clapets et de trappes, se bloquaient sans arrêt malgré les réglages. La solution est finalement venue d’un mécanisme tout simple, emprunté aux distributeurs de chewing-gums, bien plus fiable pour libérer une croquette à la fois.

Arduino, ou le brand content version maker
Côté marque, l’opération est un cas d’école de brand content. Arduino vend ses cartes électroniques aux makers ; plutôt que de le clamer dans une pub, la marque sponsorise un dispositif créatif où celles-ci sont l’outil même qui fait tourner la machine. La démonstration passe par l’objet et séduit sa cible par l’envie, pas par l’interruption d’un spot.

Du prototype viral au produit en précommande
Reste la suite, tout aussi stratégique. Portée par la viralité, CircuitCindy compte transformer son prototype en produit commercial, avec une liste d’attente déjà ouverte sur circuitcindy.com. La boucle est bouclée : une stratégie d’engagement qui démarre sur une vidéo de chat et atterrit sur un tunnel de précommande.
Prendre un objet a priori superflu et le pousser juste assez loin pour qu’on veuille l’acheter, c’est tout un savoir-faire. Dans un registre voisin, la startup Matter Neuroscience et sa coque d’iPhone de 2,7 kg pour décrocher du smartphone joue la même partition : un gadget né d’une blague, désormais financé sur Kickstarter.




