Ferrari vient de lever le voile sur la Luce, son premier modèle entièrement électrique, lors d’une cérémonie à Rome le 25 mai 2026, soit exactement 79 ans après la première victoire de la marque dans la ville éternelle. Un symbole choisi avec soin, qui dit beaucoup de l’ambition du projet : ne pas simplement passer à l’électrique, mais écrire un nouveau chapitre sans effacer les précédents.

Avec 1 050 ch, un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, une autonomie de 530 km et un prix de départ autour de 500 000 euros, la Luce s’installe dans un segment ultra-premium où les chiffres sont autant des arguments commerciaux que des marqueurs d’identité. Mais ce qui rend ce lancement vraiment intéressant pour les communicants, c’est moins la fiche technique que la façon dont Ferrari a construit l’objet comme un manifeste de marque.

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Une architecture de marque aussi pensée que l’architecture technique

Pour concevoir la Luce, Ferrari a fait appel à LoveFrom, le collectif créatif de Jony Ive et Marc Newson, à qui la marque a accordé une liberté totale sur la direction design. Le résultat est un langage visuel unifié entre l’extérieur, l’intérieur et les interfaces numériques, pensé autour d’un principe de simplification radicale. Dans un secteur où l’accumulation de features est souvent perçue comme une preuve de valeur, c’est un choix de marketing sensoriel courageux.

L’anti-Tesla comme positionnement revendiqué

À bord, Ferrari prend le contrepied total de la tendance « tout-écran » qui domine l’industrie. Les commandes essentielles restent physiques, les boutons mécaniques sont taillés avec soin, les cadrans combinent aiguilles et affichage numérique. Cette approche n’est pas nostalgique, elle est stratégique : dans une stratégie d’engagement où le conducteur est au centre, la friction physique est un vecteur de plaisir, pas un obstacle. L’habitacle de la Luce est pensé comme un dispositif créatif à part entière, pas comme un écran de contrôle.

Un son authentique plutôt qu’un bruit simulé

Sur la question du son, Ferrari a aussi tranché nettement. Plutôt que de recréer artificiellement le rugissement d’un moteur thermique via des haut-parleurs, la marque a développé un système breveté qui capte et amplifie les vibrations réelles de la transmission électrique. Le résultat est un son ancré dans la mécanique, évolutif, impossible à reproduire à l’identique, qui renforce le sentiment d’authenticité cher à la marque.

Ferrari inspire décidément bien des formes d’hommage : pendant que Maranello réinvente la supercar électrique, les Master Model Builders de LEGO reconstituaient une Ferrari 12Cilindri Spider grandeur nature avec plus de 554 767 briques au LEGOLAND New York, jusqu’au manettino sur le volant.