Pour cacher une légende du skateboard, quoi de mieux qu’un bureau à Wall Street ? Dans Tony Stock: Pro Trader, Ramp imagine Tony Hawk placé sous protection des témoins et reconverti en trader sous le nom d’Anthony Stock. Une couverture assez peu discrète pour nourrir une série comique, prolongée par un site interactif aux allures de vieux jeu vidéo.
Derrière cette fiction, on trouve une plateforme de gestion des dépenses professionnelles, de cartes d’entreprise et de paiements fournisseurs. Plutôt qu’une démonstration de logiciel, Ramp propose une rencontre improbable entre culture skate et finance : l’univers de Tony Hawk’s Pro Skater se retrouve transposé dans celui des salles de marché, avec une esthétique et des références aux années 2000.
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Un appartement à explorer pour découvrir la série
Le scénario donne à Tony Hawk des ennemis sur mesure : l’Ollie-garchy, une cabale de magnats hostiles au skate qui veut le clouer au sol. Pour leur échapper, le skateur doit troquer sa planche contre un poste à Wall Street. Le ressort comique joue aussi avec le mème récurrent des personnes qui lui trouvent une ressemblance avec… Tony Hawk, sans le reconnaître vraiment.
Sur le site, l’internaute entre dans son appartement refuge du Lower East Side, à New York. Un passeport au nom d’Anthony Stock repose sur le bureau, tandis qu’un costume attend dans un coin. Pour regarder les épisodes, il faut s’installer devant un ordinateur de la fin des années 1990 et ouvrir Ramp XP. Sur téléphone, l’accès passe par un appareil baptisé RampBerry et son interface Ramp OS Mobile. La navigation devient ainsi une extension du décor, plutôt qu’un simple catalogue de vidéos.

Une finale conçue pour la Bourse de New York
Le dispositif se prolonge avec une soirée privée au New York Stock Exchange, annoncée pour le 17 octobre 2026 avec Tony Hawk et Bam Margera. Le programme prévoit trois épisodes courts, puis une finale jouée en direct sur le parquet de la Bourse, avant une démonstration de skateboard sur une rampe installée à l’extérieur.

Les invités doivent aussi pouvoir négocier sur un marché reconstitué de 2006, avec 1 000 dollars de capital fictif, soit environ 891 euros. Il ne s’agit ni d’un prix d’entrée ni d’une dotation réelle : cette somme sert uniquement à la simulation, où le portefeuille final le plus élevé départage les participants.
Le lien avec Ramp tient notamment dans son nom, qui évoque immédiatement une rampe de skate. La campagne développe ce rapprochement jusque dans ses interfaces et son événement : plutôt que de simplement placer Tony Hawk dans une publicité financière, elle lui invente un métier, une identité et un environnement à explorer.
En transformant Wall Street en terrain de comédie, Ramp choisit la fiction pour parler de finance autrement. Coinbase mise aussi sur une mise en scène décalée, mais avec une intention plus critique : dans sa publicité hypnotique sur les failles de la finance , une place publique se répète en boucle pour rendre visibles les automatismes du système traditionnel.


