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On a rencontré Rémi Noël : le créa qui a détourné les marques de luxe

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Mardi 28 avril, au cours de la veille quotidienne que nous effectuons pour satisfaire vos esprits curieux, nous avons été les premiers à vous partager 3 visuels originaux qui nous ont tout de suite marqués. 3 visuels représentant des sans abris dans la rue accompagnés d’une accroche puissante sur la base d’un détournement de grandes marques de luxe pour promouvoir l’action de l’association Aurore. Cette campagne a dépassé les 6 millions de vues sur la page Facebook de Creapills et vous avez été des centaines à nous questionner sur leur provenance : qui est derrière cette idée ? Un étudiant ? Une agence de communication ? Une initiative de l’association ? Suite à vos demandes, nous avons joué le jeu et sommes partis à la rencontre de Rémi Noël : l’homme derrière la campagne virale d’Aurore.

Une campagne réalisée pour l’association Aurore…

Mercredi matin : les statistiques ne mentent pas. En moins d’une journée, plus de 3,5 millions de personnes ont vu la campagne via le post Facebook de Creapills. Piqués de curiosité, nous appelons l’association Aurore dont le logo apparaît sur les visuels. Il n’est pas rare sur internet de tomber sur des ghosts (des créations sauvages réalisées sans l’accord de la marque) et nous avons posé la question à Aude Jacquot, responsable de la communication de l’association. Cette dernière a bien commandité la campagne qui a tant fait couler d’encre sur les réseaux sociaux. Nous obtenons alors le numéro de téléphone d’un certain Rémi Noël que nous appelons immédiatement pour en savoir plus. Un rendez-vous est programmé le lendemain même (jeudi 30 avril) dans un bistrot de la capitale à deux pas du Grand Rex.

.. imaginée par Rémi Noël (concept-rédacteur)

14h30, nous nous retrouvons autour d’un café pour lui poser toutes les questions que vous avez pu écrire sur notre page : qui est-il ? Comment lui est venue l’idée ? Les marques de luxe ont elle été informées ? etc… On vous avait prévenus, Creapills a mené l’enquête !

Bonjour Rémi et ravis de te rencontrer ! Avant d’en savoir plus sur cette énigmatique campagne, nous aimerions tout d’abord savoir qui tu es ?

“Je suis Rémi Noël, concepteur-rédacteur de profession et photographe par passion. Je suis actuellement DC à l’agence Lowe Stratéus et travaille depuis de longues années avec Eric Holden avec qui je forme une magnifique Team créa. Je suis né à Caen, j’ai 52 ans et ma première expérience en agence je l’ai eue au sein de CLM. J’ai ainsi travaillé pour Philippe Michel, un des plus grands publicitaires français fondateur de l’agence CLM/BBDO.”

Comment t’est venue cette idée ?

“En tant que créatif, j’ai toujours sur moi un petit carnet Moleskine sur lequel je note les idées qui me passent par la tête. Tout a commencé par le détournement du slogan “Yves Saint Laurent” par “Yves Sans Logement”. L’idée m’est apparue un peu par hasard et j’ai décidé de trouver d’autres marques de luxe à détourner. Ensuite sont arrivés “Christian Dehors” et “Jean-Paul Galère” et je me suis ensuite penché à leur réalisation car je trouvais cette idée pertinente pour mettre en lumière une association caritative.”

C’est toi qui as réalisé les photos ? Les modèles sont-ils de véritables sans abris ?

“Pour la photographie, j’ai fait appel à mon ami photographe Philippe Lopez. Et pour des questions d’éthique, je ne voulais pas faire apparaître de véritables sans-abris sur les créas. J’ai alors demandé à 3 amis de se mettre en scène.”

Et une fois la campagne prête, qu’as-tu fait ?

“J’ai listé quelques associations caritatives qui pourraient avoir besoin d’un coup de projecteur. Je suis ainsi tombé sur Aurore : une association créée en 1871 et peu connue du grand public mais dont l’action mérite d’être mise en lumière. J’ai ainsi contacté Aude Jacquot et Perrine Dequecker pour leur présenter le projet qu’elles ont trouvé intéressant. Quelques semaines plus tard, la campagne était prête à être dévoilée.”

As-tu été payé ?

“Évidemment non. J’ai donné les créations à l’agence qui s’est ensuite occupée des RP et de déployer quelques affichages sauvages à Paris.”

Tu as détourné l’image de 3 grands noms du luxe français pour sensibiliser à la cause des sans abris. As-tu demandé l’accord des marques ?

“Non. Cette campagne n’est pas une attaque des marques de luxe. En tant que publicitaire, j’aime les marques. Les grands noms du luxe français ont l’élégance de soutenir les plus défavorisés à l’image de Pierre Bergé et ses actions pour aider les personnes atteintes du VIH. Le seul but de cette campagne est de venir en aide aux personnes défavorisées.”

On est marqué par la simplicité de la campagne : une simple photo et un logo détourné. Comment expliques-tu la viralité de cette opération sur les réseaux sociaux ?

“Je ne suis pas né une souris dans la main et je suis content de voir que les gens aiment encore les campagnes classiques. Sans être à fond dans les nouvelles technologies, je pense que le message de la campagne est universel (le droit au logement) et le contraste entre les marques de luxe et la pauvreté interpelle naturellement. La campagne plait sur les réseaux sociaux mais également dans la rue ! Hier, j’étais avec mon fils Boulevard Sébastopol (un endroit dans Paris où la campagne est affichée) et nous étions amusés de voir des passants prendre la campagne en photo… certainement pour la partager sur les réseaux sociaux.”

Quelles sont tes inspirations ? Peux-tu nous donner des exemples de créas que tu aurais aimé imaginer ?

“J’aime tout particulièrement le travail d’Oliviero Toscani pour Benetton. Quand une marque de vêtements communique en utilisant du PQ, des éprouvettes de sang, une chaise électrique ou encore des préservatifs… on s’approche du génie. La communication de Benetton a fait couler beaucoup d’encre et est aujourd’hui une référence publicitaire pour beaucoup alors que les campagnes ont été souvent considérées comme vulgaires. J’aime ce que disait Toscani quand on l’attaquait sur la vulgarité de ces créations : “Quand on a beaucoup d’argent et qu’on affiche une nana bien dans son pull, ça c’est vulgaire”. Ces campagnes s’éloignent de la vulgarité par leur message fédérateur : quelle que soit votre couleur de peau ou vos différences, on est tous constitués de chair et d’os.”

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Tu as des exemples de campagnes virales que tu as réalisées ?

“Le meilleur exemple que j’ai en tête a été la collaboration avec Aides pour la campagne Zizi Graffiti. J’étais directeur de création et nous avons travaillé avec Yoann Lemoine (Woodkid) pour une vidéo qui a été visionnée plus de 50 millions de fois… peut être plus.”

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Quels sont tes projets pour demain ?

“Je continue à exercer ma passion pour la photographie et vous pouvez voir mon porfolio sur mon site reminoel.com. À côté de ça, j’ai aussi une activité d’éditeur avec Poetry Wanted : je me suis lancé dans le projet “This is not a map” qui me permet de mettre en forme deux de mes passions : la photographie et le voyage. J’édite ainsi des livres au format “cartes de ville” qui présentent des photographies que j’ai réalisées. Le concept est plutôt sympa et vous pouvez trouver quelques exemples sur thisisnotamap.com.

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Pendant 10 ans, il photographie les mêmes personnes sur le chemin du travail

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Peter Funch est un artiste danois qui s’est amusé à photographier des inconnus à 2 jours d’intervalle dans la rue à New York. Nos habitudes dévoilées au grand jour !

Note : article ré-édité suite à une mauvaise compréhension de l’idée #MeaCulpa

Les habitudes restent au fil des jours ! Voici ce qu’on peut retenir du projet artistique du photographe danois Peter Funch. Pendant 10 ans, il s’est amusé à prendre en photo des inconnus dans la rue, le jour et son lendemain, entre 8h30 et 9h30 au coin de la 42ème et de la Vinderbilt Avenue à New York. Son idée ? Retrouver les passants qu’il a photographié la veille pour mettre en évidence les changements… et les habitudes (surtout vestimentaires).

Le résultat, des paires de photos amusantes où des inconnus sont capturés dans leur quotidien, le plus souvent sur le chemin du travail. Un travail de fourmi et (presque) d’espionnage pour cet artiste… qui s’est étalé sur 10 ans et qui a été dévoilé il y a quelques jours.

Pour en savoir plus sur  le photographe Peter Funch, rendez-vous sur son portfolio. Et si vous appréciez les projets créatifs autour de la photographie, on vous invite à découvrir cette superbe série d’une jeune maman qui s’amuse à se prendre en photos avec ses filles en étant parfaitement assorties.

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch

Crédits : Peter Funch


Imaginé par : Peter Funch
Source : creativeboom.com

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Ce vendeur de tabourets de toilettes va changer votre vision de la publicité

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Les tabourets de toilettes Squatty Potty sont de retour avec un nouveau spot totalement fou qui met en scène un petit dragon qui défèque de l’or.

Squatty Potty a encore frappé ! Après le succès de sa dernière campagne absolument dingue qui mettait en scène une licorne en train de faire ses besoins, la marque récidive avec cette fois-ci un autre animal imaginaire : le dragon. Mais avant tout, un petit rappel s’impose pour se souvenir de ce que fait la marque. Squatty Potty commercialise des tabourets de toilettes qui permettent de retrouver une position physiologiquement adaptée pour… faire ses besoins.

Un produit de santé finalement qui a pour but d’aider les personnes régulièrement touchées par les hémorroïdes ou des problèmes d’intestins douloureux (et pas que). Mais même si le sujet est très sérieux, la marque a choisi de communiquer de manière totalement insolite avec un nouveau spot absolument fou qui met en scène ici un petit dragon… qui fait caca de l’or !

La marque a collaboré avec l’agence Harmon Brothers pour illustrer une nouvelle fois son produit à travers un univers fantaisiste, coloré et déjanté. Comme dans le premier spot, c’est le même prince qui nous présente Squatty Potty et qui illustre ses bienfaits avec notre fameux dragon qui défèque de l’or, mais aussi un centaure et un triton (la version masculine de la sirène)

Tout un programme ! Squatty Potty exploite donc une nouvelle fois la formule qui a bien fonctionné en 2016, mais même si l’histoire est toujours aussi drôle, ça va être difficile de dépasser le succès du premier spot de la marque qui avait cumulé les 3 millions de vues sur YouTube.

Crédits : Squatty Potty

Crédits : Squatty Potty

Crédits : Squatty Potty

Crédits : Squatty Potty

Crédits : Squatty Potty

Crédits : Squatty Potty

Crédits : Squatty Potty

Crédits : Squatty Potty


Imaginé par : Squatty Potty et Harmon Brothers
Source : adweek.com

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Cette sculpture en forme de visage diffuse votre selfie en temps réel

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Aux États-Unis, l’artiste Matthew Mohr a créé une sculpture entièrement composée d’écrans qui diffuse des selfies géants.

Et si un jour vous aviez la surprise, lors de la visite d’une exposition, de tomber sur une statue de vous ? Bon, il y a peu de chance que ce soit possible, mais ce projet créatif imaginé par Matthew Mohr se rapproche fortement de l’idée. Aux États-Unis, cet artiste a travaillé sur une œuvre baptisée “As We Are” qui consiste à afficher votre visage en temps réel sous la forme d’un selfie géant à l’aide d’une sculpture entièrement composée d’écrans.

Cette installation surprenante est visible au Colombus Convention Center Atrium dans l’Ohio. Matthew Mohr a reproduit la forme d’un visage de plus de 4 mètres de haut en utilisant des écrans incurvés et superposés les uns sur les autres. À l’intérieur du dispositif, un petit photomaton où les visiteurs sont invités à se rendre. Une fois dedans, ils sont pris en photo par 29 caméras qui vont automatiquement traduire leur visage en 3D, sur la sculpture d’écrans. Voilà, votre selfie géant trône désormais en plein milieu de la salle d’exposition !

Matthew Mohr explique : “La sculpture aborde la relation entre nous même et la représentation que nous avons de nous même. Nous demandons au sujet du portrait de reconsidérer sa présence par le grossissement de son visage. Le but de mon installation est de divertir et de créer le débat sur des sujets importants comme le phénomène des réseaux sociaux, la diversité et le pouvoir de l’art public”.

Mais à travers cette sculpture, l’artiste avoue finalement qu’il souhaitait créer une représentation très visuelle de la vanité humaine. Matthew a voulu illustrer le besoin de reconnaissance que l’on a tous déjà vécu au moins une fois dans notre vie, qui s’affirme ici avec une représentation géante de visage. Pour en savoir plus sur ce projet surprenant, rendez-vous sur le portfolio de Matthew Mohr. Et si vous vous demandez d’où viennent les selfies, ce court métrage insolite risque de vous… surprendre !

Crédits : Matthew Mohr

Crédits : Matthew Mohr

Crédits : Matthew Mohr

Crédits : Matthew Mohr

Crédits : Matthew Mohr

Crédits : Matthew Mohr

Crédits : Matthew Mohr

Crédits : Matthew Mohr


Imaginé par : Matthew Mohr
Source : fastcodesign.com

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